A la recherche de l’Adjudant Bourgois du 19ème BCP

Un peu partout en Belgique, comme ailleurs, plusieurs cérémonies sont organisées, le 11 novembre, en présence d’autorités civiles et militaires. La majorité des reportages et autres articles de presse vont relater ces événements en ayant une pensée pour les anciens combattants qui ont participé à cette grande boucherie qu’a été la première guerre mondiale.
Pour tous ces jeunes gens cela devait être la « der des der », c’était sans compter sur une bande d’idiots n’ayant pas digéré la victoire des Alliés et le Traité de Versailles. La seconde guerre mondiale couvait déjà…

En parlant de « pensée pour les combattants de 1914 – 1918 », un nom me revient en mémoire, celui de l’Adjudant Bourgeois du 19ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Cette unité française est venue, à cette époque, combattre dans notre beau Royaume.
J’ai passé beaucoup de temps avec cet Adjudant, voici pourquoi…

Le carnet de marche du 19ème BCP nous apprend qu’il est arrivé en Belgique par Adinkerke le 22 octobre 1914 :
« – Ypres est abordée en pleine nuit. Les habitants ont fui sous le premier bombardement, la ville est complètement déserte, le quartier de la gare brûle, des lueurs d’incendies inondent le ciel jusqu’aux abords de la cathédrale, au-dessus de nos têtes sifflent, en passant, les obus ».
Ainsi vue, avec ses halles sinistrement éclairées, la célèbre place d’Ypres revêt, dans cette nuit d’horreur, un aspect d’une grandeur tragique et impressionnante, que n’ont jamais pu oublier ceux qui en furent les témoins. Au grand jour seulement le 19ème BCP atteint Kruisstraathoek. Il y prend quelques heures de repos, puis, à midi, se remet en route, par Dickebusch, pour Mille-Kruis, il y passera la nuit du 9 au 10 novembre 1914 ».

Quelques pages plus loin, nous lisons ceci :
«L’offensive ennemie du 10 novembre avait rejeté tous nos éléments de la rive droite, nous recevons mission de nous y rétablir, et, quand nous quitterons Steenstraat, le 29, la tête de pont face à Bixschoot sera reconstituée, avec quatre compagnies sur la rive droite».
A cette époque toute la 42ème D.I. se porte vers Ypres, le 19ème BCP marchant par Elverdinghe, Poperinghe, puis Vlamertinghe. Zillebeke – Dans les premiers jours de décembre, elle est en avant de Zillebeke, entre la route de Menin et celle d’Armentières. Vie de secteur active, pénible, sans repos, avec des tranchées encore rudimentaires, profondes en première ligne, mais sans boyaux, sans abris, et de l’eau partout. Le bataillon est d’abord dans les bois à l’est de Zillebeke (Butte aux Anglais), les opérations s’y multiplient, visant principalement le fortin de la côte 60. Au cours de l’une d’elles, le 17 décembre, l’héroïque adjudant Bourgeois, de la 1ère compagnie, illustre glorieusement la belle devise du bataillon : il emmène sa section à l’assaut au cri de « En avant toujours ». Il tombera aussitôt, mortellement frappé, et il achèvera le « Repos ailleurs ».

A cette époque, les français avaient ouvert un hôpital militaire dans la ferme Quaghebeur, du nom du fermier, à quelques kilomètres de là, à Poperinghe. Connut aujourd’hui sous le nom de Lijssenthoek Military Cemetery.  En effet après la France, cet hôpital fût agrandi par les Anglais. Il y a eu plus de 4000 lits. Un cimetière militaire fût ouvert devant la ferme où furent enterrés 10.784 militaires de 30 nationalités.
C’est à cet endroit que l’Adjudant Bourgeois a été évacué et y est mort quelques jours plus tard. Ensuite…. Son corps a disparu. Impossible de le retrouver.

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L’APOCALYPSE D’ANGERS

(Dominique Lysse)

ill1, l’Apocalypse d’Angers, vue générale

Quand on passe par Angers, il est d’usage d’aller y voir la tapisserie de l’Apocalypse. La visite peut être recommandée sans hésitation, même à ceux qui fréquentent peu les musées. L’œuvre est impressionnante : plus de cent mètres, sur deux registres, où sont illustrés en grand format les bruits et les fureurs qui accompagneront la punition des méchants et la récompense des bons à la fin du monde (ill. 1). Tous les âges, depuis les adultes et les érudits jusqu’aux enfants et aux adolescents, trouvent à regarder dans cette bande dessinée géante, pleine de fléaux, de monstres horrifiants et de tremblements de terre, encadrée d’anges musiciens, de petites fleurs et de petits lapins (ill. 2, 3).

La fascination qu’exerce ce travail gigantesque n’est pas très étonnante : le genre apocalyptique a le vent en poupe, actuellement, dans la littérature, le cinéma, les forums en ligne ou la propagande politique. Réchauffement du climat, surpopulation galopante, pollution des milieux naturels, perte de la biodiversité, migrations humaines désordonnées, bouleversements technologiques aux conséquences incontrôlables, sans parler de moins probables chutes de météores géantes et invasions de martiens, permettent un large éventail de spéculations sur de possibles fin du monde, ou, au moins, du monde tel que nous le connaissons.

ill2, la bête à la tête blessée

ill3, chute de Babylone (détail)

 

 

 

 

 

 

On n’a pas attendu notre époque pour mettre en scène, dans des récits exemplaires, les inquiétudes des peuples. Mais, par contraste avec nos angoisses contemporaines, ce qui frappe dans l’Apocalypse d’Angers, comme d’ailleurs dans les Apocalypses juives et chrétiennes dont elle dérive, c’est leur côté fondamentalement optimiste. Cela peut paraitre bizarre ou paradoxal pour des récits consacrés à la destruction universelle : malgré la succession de cataclysmes qu’elles relatent avec beaucoup de complaisance, les diverses Apocalypses sont pourtant des œuvres qui ont été conçues et réalisées pour remonter le moral des troupes dans des temps d’adversité. Regardons cela de plus près.

Dans les écritures juives

Le modèle de tous ces récits est sans doute le livre de Daniel, un texte rédigé en Palestine à l’époque où des souverains d’origine grecque, successeurs d’Alexandre le Grand, gouvernaient le Proche-Orient. Pour unifier leurs possessions, les nouveaux maitres menaient une politique d’hellénisation des différents peuples sous leur domination.

En répandant la culture grecque, ils donnaient à leurs administrés l’accès à des sciences et des techniques perfectionnées, à une langue de large diffusion ainsi qu’à des possibilités d’enrichissement lié au commerce international à très grande échelle. Cela leur permettait de se rallier assez facilement les élites et les marchands des différents territoires sous leur juridiction. Par contre, ils s’attiraient souvent la haine des clergés locaux, marginalisés et dépossédés de leur influence exclusive sur une société devenue cosmopolite. Il en allait régulièrement de même avec le petit peuple urbain et les habitants des campagnes, qui ne partageaient que de très loin l’éducation et la culture nouvelles, qui bénéficiaient peu des fruits de l’internationalisation, et qui étaient les premiers à souffrir en cas de problèmes économiques ou politiques aux causes parfois lointaines.

À Jérusalem et dans les territoires environnants, vers l’an 167 avant notre ère, un des souverains séleucides, Antiochos IV, dit « Épiphane », dans une volonté de diffuser la culture grecque de façon accélérée, avait fini par imposer la religion syncrétiste internationale comme une obligation légale. Il avait également proscrit le monothéisme juif, à la source d’un large mouvement de résistance : ses fêtes avaient été interdites, ses zélateurs les plus marquants étaient poursuivis, et le temple sur la montagne de Sion avait été réquisitionné pour le culte officiel. Avec un sens de la provocation et une maladresse remarquables, Antiochos avait même prescrit qu’on y fasse des sacrifices et des offrandes de viande de porc, provoquant finalement un soulèvement du peuple. La répression s’était abattue durement sur toute résistance, qu’elle soit plutôt de type religieux ou plutôt politique, ethnique ou nationaliste, ce qui, à l’époque (et encore maintenant…), était difficile à distinguer.

C’est à ce moment que parut un livre attribué à un prophète beaucoup plus ancien, Daniel, qui aurait vécu au temps de l’exil à Babylone, où étaient relatés, sous forme de rêves et de visions, la chute de Babylone, l’arrivée des Mèdes, des Perses puis des Grecs, puis, comme par hasard, l’essor d’un souverain grec particulièrement pernicieux. Ensuite, au moment où les forces étrangères et mauvaises semblaient triompher définitivement, l’auteur plaçait l’intervention divine, l’arrivée d’un « fils d’homme » envoyé par Dieu, qui ruinerait les grands empires, punirait les puissants et rétablirait les justes qui avaient gardé leur foi et leur identité à travers les persécutions.

Dans ce texte allégorique, aucun pouvoir n’était désigné clairement, par son nom ou par un autre signe directement reconnaissable : ils y apparaissaient sous la forme symbolique de statues qui surplombent le monde puis s’effondrent, d’arbres qui deviennent immenses puis finissent abattus, de bêtes monstrueuses, aux têtes multiples garnies de cornes douées d’une vie propre, qui dominent un moment les nations puis qui courent à leur perte. Les détails pratiques concernant cette chute des puissants, qui ne pourrait manquer de survenir, étaient gardés secrets, cachés dans un livre scellé. L’essentiel du message était ailleurs, dans la certitude de la fin prochaine des tribulations. L’actuel triomphe des méchants n’était qu’une part d’un plan divin concernant l’Histoire. Cette révélation (apocalypse signifie révélation en grec) devait permettre aux fidèles de retrouver courage et espoir dans l’adversité.

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RWANDA : une découverte …

Rarement un pays, en voie de développement, après des guerres et surtout un génocide s’en est sorti indemne, avec une évolution époustouflante et un progrès surprenant, ceci dans tous les domaines. L’économie s’est alors relancée de façon spectaculaire.

En matière d’égalité entre les sexes, sujet toujours d’actualité dans le monde en ce 21e siècle, dans les parlements du monde entier où les hommes sont très généralement beaucoup plus présents que les femmes, le Rwanda est le seul pays mondial dans lequel les femmes sont majoritaires avec 49 femmes sur 80 sièges (61,25%), avant Cuba 322f/605s (53,22%) – Bolivie 69f/130s (53,07%) –Mexique 241f/500s (48,20%) et le premier pays occidental, en cinquième position, la Suède avec 165f/349s, 47,27% ! (1) Source UIP : Union InterParlementaire – Etat de la situation au 1er février 2019.

Le tourisme pratiqué dans des aires protégées a constitué l’une des plus importantes sources de revenus pour plusieurs pays en développement. Au Rwanda, les aires protégées constituent la pierre angulaire du secteur touristique. En effet, ne possédant pas suffisamment de monuments historiques pour témoigner de l’existence d’une architecture ancienne, le secteur touristique rwandais repose sur sa nature sauvage assez exceptionnelle qu’abritent les parcs nationaux.

Mais suite à l’histoire tragique de ce pays, il y a des lieux qu’il ne faut pas manquer de voir sous aucun prétexte.

En arrivant à Kigali, il faut rendre hommage aux victimes des massacres du génocide de 1994 par des visites émouvantes et interpellantes :
• « Kigali Genocide Memorial » : mémorial et centre commémoratif du génocide, qui se trouvent à Gisozi, à dix minutes du centre-ville. Le mémorial donne l’ampleur du massacre si violent en si peu de temps. C’est en même temps un cimetière, un musée et un lieu de recueillement et d’histoire. Le reste des dépouilles des victimes qu’on trouve ici ont été apportées de tous les coins de la capitale, après avoir été laissées dans la rue ou jetées dans la rivière. Elles sont enterrées ensemble dans des compartiments.

Camp Kigali

• « Camp Kigali et le mémorial belge » : hommage aux soldats belges. La vieille barrière et le poste de garde sont toujours là, mais l’entrée est condamnée par un portail. L’accès à l’ancien camp militaire se situe désormais à quelques mètres du « Kigali Conference and Exhibition Village« , le prestigieux centre de conférences de la capitale rwandaise. Après avoir franchi le portique de sécurité, la façade du bâtiment, criblée de dizaines d’impacts de balles, témoigne du déchaînement de violence que le camp Kigali a connu. Le 7 avril 1994, dans les premières heures d’un génocide, dix para-commandos belges, membres de la Mission de l’ONU pour l’assistance au Rwanda (Minuar), ont été massacrés ici. Vingt-cinq ans après, des taches de sang recouvrent encore les murs. Le camp est toujours gardé et entretenu par un congolais de 69 ans, employé de la représentation militaire de l’ambassade belge. Il a assisté et survécu aux massacres, il est présent aux différentes cérémonies commémoratives au camp. Normalement, il devrait être pensionné mais sa maigre pension l’oblige à travailler encore, +/- 48h semaine, pour un salaire de 80.000RWF (francs rwandais) soit 80€ par mois. Honte à la Belgique !

• « Campaign Against Genocide Museum », Kigali (Parliament) / Musée de Campagne contre le Génocide : Situé dans l’enceinte du Parlement et à 800 mètres du « Kigali Convention Center« . Après le passage du portique de sécurité de l’entrée principale du Parlement, on est accueilli avec un sourire, une générosité singulière et la fierté d’une jeunesse qui en veut et qui est dévoué à expliquer et à retracer l’histoire et le plan de campagne contre le génocide exécuté par le Front Patriotique Rwandais (FPR). J’ai profité d’une visite avec des explications et des éclaircissements pendant 3h30 puis une discussion enrichissante et enthousiasmante avec une parlementaire.
Le bâtiment du parlement porte encore les stigmates de la guerre, de grands trous d’obus sont visibles depuis le boulevard et sont préservés pour la mémoire.

La capitale comme le reste de pays tient à une sécurité absolue. Tous les lieux, les monuments, les bâtiments, les magasins, … publics et privés sont gardés et un passage par un portique de sécurité, avec vérification des sacs et du corps, est obligé, ce qui donne au début une petite frustration mais on s’y habitue et on y adhérera par la suite.

• Pour comprendre l’histoire de la capitale Kigali, il ne faut pas manquer de visiter le « Kandt House Museum » : Ce musée, anciennement connu sous le nom de National History Museum (NHM), a été rénové et rebaptisé « Kandt House Museum » le 17 décembre 2017. Il est installé dans la belle et auguste demeure de Richard Kandt, médecin et chercheur allemand, qui n’est autre que le ‘fondateur’ de Kigali en 1907. Kigali devient la capitale à l’indépendance, en 1962. Jusqu’alors, la capitale était située à Nyanza, la capitale monarchique (à y découvrir le King’s Palace Museum). Le musée Kandt présente la vie du peuple rwandais sous tous ses aspects (social, économique et politique) avant la période coloniale, il retrace ensuite la vie et l’œuvre de Richard Kandt au Rwanda, le passé colonial sous domination allemande et l’histoire de la capitale.

Moto-Taxi

Si on est seul ou à deux, on peut circuler dans la capitale ou dans les grandes villes en moto-taxi, en toute sécurité, avec casque obligatoire pour le conducteur et le client, une vitesse raisonnable, une reconnaissance légale de chaque motocycliste par mention de son nom et matricule sur sa veste florescence de sécurité. Les prix sont très concurrentiels par rapport aux taxis-voitures, ce prix est à fixer, de préférence, avant l’embarquement pour éviter toute discussion. Le charme et les découvertes seront inattendus.

Comme le pays a une population très jeune, celle-ci est extraordinairement branchée nouvelle technologie, très dynamique, travailleuse et courageuse. Dans tous les bus, le Wi-Fi est à disposition et surtout gratuit ! Une carte SIM rwandaise (2GB pour 2,50€) suffit pour être connecté au monde. Dans tous les lieux : cafés, restos, hôtels … les employés encoderont pour leurs clients naturellement les mots de passe de leur Wi-Fi.

Clean in Rwanda

Une fois par mois, sous peine d’amende, les Rwandais sont priés de travailler gratuitement au service de la communauté pour le jour d’Umuganda, dernier samedi de chaque mois. Ces travaux obligatoires visent à renforcer l’unité nationale où les traumatismes du génocide sont encore très vivaces. Depuis 2007, l’Umuganda, « le jour du nettoyage », est même inscrit dans la Constitution. En quelques décennies le pays est devenu très très propre. Le Rwanda est précurseur dans l’abandon de sacs plastiques, dont l’importation et l’utilisation sont interdits depuis 2004.

Pour bien être dépaysé et découvrir des lieux insolites et une population Rwandaise accueillante et surtout non-accrocheuse, comme dans certains pays touristiques, on ne le dit jamais assez : il faut sortir des sentiers battus.

Kimironko Market

Un marché gigantesque à Kigali se doit d’être mentionné dans ce périple, le « Kimironko Market » : un dédale d’allées, avec des stands de -/+ 1m de large, toutes fournies de marchandises diverses, tissus, chaussures, vaisselles, souvenirs, artisanats … et le côté alimentaire regorge de fruits, légumes, poissons, viandes, un détour à faire ! C’est beau, c’est propre et bien rangé, jusqu’aux piles de pommes de terre ou de concombres ! Comme tout marché, l’art de négociation de prix est de rigueur. La totalité du marché est couverte, pratique sous le soleil ou la pluie.

Le premier et probablement le plus compliqué est l’absence de dessert dans la culture culinaire rwandaise. Pas de spécialités locales sucrées malgré un goût marqué des Rwandais pour les cuillères bien dodues de sucre ou du miel dans le thé ou le café. Il y a bien quelques fruits tropicaux à savourer toute l’année comme la papaye, l’ananas, les « tree tomatoes » (Tamarillo, une espèce de tomates un peu acide appelé aussi ‘tomates espagnoles‘), différents types de fruits de la passion (grenadille, maracuja jaune, sucré ou acide), les bananes, la mangue, « jackfruit » (jaquier ou jacquier). Cependant, même ces derniers sont surtout consommés lors du petit-déjeuner et peu en fin de repas.

Akagera National Parc

Le pays des mille collines est petit et les visites des différents parcs peuvent se réaliser à partir de Kigali, c’est juste une question de bonne gestion et de bonne planification. Une voiture de location 4×4 avec chauffeur-guide est conseillée pour un safari dans le parc national d’Akagera, « Akagera National Parc » (girafes, zèbres, hippopotames, rhinocéros, éléphants, une vingtaine de lions/lionnes, crocodiles …), une visite des plantations de café dans les régions Mabanza, une promenade à Kibuye : visite du « Museum of Environment », promenade en barque/bateau sur le Lac Kivu et découverte de ses îles avec l’insolite ile Munyanini et ses milliers de chauves-souris. Le « Nyungwe National Park » est l’un des parcs les moins fréquentés du Rwanda, qui s’étale sur plus de 1.000m2, et pourtant il vaut le détour, la plus petite randonnée avec guide obligatoire dure de 2 à 3h. Son pont suspendu « Igishigishigi trail » de +/- 80-90 mètres de hauteur, construit par les Canadiens et entretenu par les jeunes ingénieurs Rwandais, se trouve sur le billet de 500RWF. Ce havre abrite environ 275 espèces d’oiseaux, plus d’une centaine d’espèce d’orchidées, treize espèces de primates, des chats dorés, antilopes noires ou encore des sangliers … La plupart des touristes préfère passer le temps dans le « Volcanoes National Park », le parc national des volcans, pour voir les gorilles, à 1.500$ la visite par personne, que dans cette forêt tropicale et humide et qui est la plus grande forêt de montagne d’Afrique !

Traitement du Café
(par voie sèche ou par voie humide)

Igishigishigi trail

Lac Kivu

Museums

Les autres musées nationaux (2) à découvrir : Ethnographic Museum (Huye District), Rwanda Liberation Museum (Gicumbi District), Rwanda Art Museum (Kicurico District).

Choisir un logement de vacances au Rwanda permettra de ménager les finances et c’est, en soi, un avantage très appréciable. Différentes possibilités de réservation d’une location de vacances sont possibles soit dans un appart-hôtel (‘Prima 2000 Apartments‘   à Kigali), c’est s’offrir un petit chez-soi dans un autre pays soit dans un guesthouse soit dans une chambre d’hôtes de charme (3) (>> Kimi House – Central location – Breakfast included à Kigali via Airbnb). Dans ces logements, on peut y vivre sans contrainte horaire, ils sont, en règle générale, plus spacieux, plus conviviaux et moins onéreux que les chambres d’un hôtel. Mais parfois, une ou deux nuits dans un lodge sont nécessaires pour économiser du temps de visite et découvrir d’autres contrées.

Le modèle du pays est exemplaire, c’est un eldorado, avec des progrès écologiques et économiques mais l’avenir du pays est encore incertain, entre la surpopulation, le possible conflit avec ses pays voisins et le risque politique en général.

Mohamed Gargouri

(1) www.ipu.org
(2) www.museum.gov.rw
(3) Chambres d’hôtes de charme à Kigali

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Funérailles d’hiver de Hanokh Levin au Rideau de Bruxelles 08 > 23.01


Hanokh Levin, écrivain israélien hors normes

Voici dix ans, en février 2009, le théâtre du Rideau de Bruxelles (alors installé au Palais des Beaux-Arts) nous faisait découvrir le dramaturge israélien Hanokh Levin. Une révélation ! un théâtre dont nous ne savions rien ; un auteur dont le nom nous était totalement inconnu.

Lorent Wanson mettait en scène Yaacobi et Leidental, comédie féroce associant étroitement texte et musique : trois comédiens qui jouent et chantent, trois musiciens passant d’un instrument à l’autre. Nous nous rappelons combien nous avaient ébahie les trouvailles de Wanson, également créateur de la composition musicale. En préambule, de longs jeux de scène muets relevant de l’absurde ; pour décor, l’emplacement d’un orchestre avec ses gradins, ses pupitres ; mais en un instant ceux-ci se transforment en échiquiers, l’étui de la contrebasse recèle une literie complète, le métronome gigantesque abrite un réfrigérateur… L’univers de Yaacobi s’annonce donc comique mais bientôt se révèlent l’égoïsme, la petitesse, la mesquinerie, la méchanceté des êtres humains, leur besoin d’humilier l’autre.

La saison 2009-2010 du Rideau nous offrit une deuxième pièce de Levin, Une Laborieuse entreprise, mise en scène par Christophe Sermet. Rupture d’une vieille amitié entre Yaacobi et Leidental, rupture de couple entre Yona et Leviva, mariés depuis trente ans. Dans les deux cas, celui qui veut briser une relation jusqu’alors solide (en apparence du moins) invoque des raisons similaires : le désir de se « libérer », de repartir à zéro, de donner un nouveau tour à sa vie. Cependant ni l’un ni l’autre ne se retrouveront en vainqueurs ; le recul va l’emporter ; on reviendra à la case de départ.

Si dans la réalité quotidienne, une amitié niée volontairement, un vieux couple qui se défait suscitent de prime abord l’indignation ou la tristesse, l’humour grinçant de Levin, la verdeur, voire la trivialité de son langage, désamorcent le drame, provoquent le rire. Ce visage double alliant le burlesque au tragique se révèle plus nettement encore dans Funérailles d’hiver où le thème de la mort est permanent.

En 2012, nous avons revu Une laborieuse entreprise que le Rideau avait remise à son pro-gramme et découvert à l’Atelier 210 (chaussée Saint-Pierre, 1040 Bruxelles) une pièce de Le-vin très différente par le ton, Ceux qui marchent dans l’obscurité. La mort de la mère, l’errance dans la nuit, la solitude de chacun, la quête de quelque chose – mais quoi ? –, l’absence de réponse (celle de Dieu est couverte par un tintamarre incroyable or il refuse de répéter), sont au cœur de cette œuvre qu’avait mise en scène Lara Hubinont.

Funérailles d’hiver, une « farce burlesque avec chansons »

De même que Ceux qui marchent dans l’obscurité, la pièce débute par la mort de la mère. Assis aux côtés de la mourante, Bobitshek, un vieux garçon, lui promet de réunir la famille pour son enterrement – qui aura lieu le lendemain. Dès ce premier dialogue où se succèdent redites et phrases répétées avec conviction, la notion de l’absurde s’installe.

La nuit est venue. Bobitshek se rend chez sa cousine Shratzia pour lui annoncer le décès. Mais ni elle, ni son mari, ni ses hôtes ne répondent aux coups frappés à la porte. Ils veulent ignorer ce qui est arrivé. Pourquoi ? parce que le lendemain auront lieu les noces de leur fille Vélvétsia, que quatre cents invités sont attendus et huit cents poulets commandés, qu’il est exclu d’annuler un tel évènement car, comme le répète le père de la jeune fille, quel est le but de la vie ? acheter un appartement et marier sa fille.

Bobitshek insiste, convainc un voisin, professeur, d’assister aux obsèques mais n’arrive pas à se faire écouter par les siens. Une poursuite délirante s’engage. La famille gagne la plage sous un froid glacial, croise deux invraisemblables joggeurs, s’envole jusqu’à l’Himalaya, y rencontre un moine figé sur son tertre depuis quarante ans, rejoint ensuite la terre, persuade Bo-bitshek de renoncer aux funérailles pour participer au mariage dont la fête se déroule enfin, alors qu’entretemps d’autres morts sont survenues. L’Ange de la mort a recueilli de sa main gantée de caoutchouc noir l’âme qu’ont rendue, en un pet démesuré, le père, puis le beau-père de Vélvétsia. Chez Levin, le rire, la trivialité s’avèrent étroitement liés au tragique, à la mort.

« Farce burlesque avec chansons », ainsi Michael Delaunoy, qualifie-t-il ces Funérailles dont il est le remarquable metteur en scène. On rit beaucoup, on admet sans problème des situations tout à fait irréalistes, on jouit sans réserves du jeu, des mouvements et mimiques des comédien(ne)s, de la musique, des chansons, de la chorégraphie. Michael Delaunoy a réuni là une fameuse équipe : pas moins de douze interprètes, de Belgique et de Suisse, plus les huit responsables de la scénographie, de la lumière, du son, des costumes et des masques, du maquillage, de la chorégraphie.Sans détailler les rôles de chacun(e), nous voulons dire combien nous avons aimé retrouver Muriel Legrand, Catherine Salée (mère et belle-mère de la mariée), Philippe Vauchel (joggeur) et découvrir Frank Michaux (l’Ange de la mort), Pierre Aucaigne (le professeur, le moine tibétain), Robert Bouvier (Bobitshek), Lee Maddeford (joggeur, musicien), sans oublier Frank Arnaudon (père de la mariée), Thierry Romanens (père du marié, mère de Bobitshek), Jeanne Dailler (la mariée), Fabian Dorsimont (le marié), Laurence Maître (jeune invitée aux noces). Elles et eux incarnent les personnages, chantent, jouent de l’accordéon, de la guitare, du piano ou du cor à piston. Un spectacle complet ! Du grand théâtre, vraiment ! Et une scénographie – due à Didier Payen – qui n’impose rien mais permet, dans sa simplicité et sa mobilité, de s’adapter aux lieux extrêmement variés où se situe l’action. La salle – comble – n’a pas ménagé les applaudissements à ces Funérailles d’hiver dont les représentations se sont données au Jacques Franck (94, chaussée de Waterloo, 1060 Bruxelles) du 8 au 23 janvier 2019. Nous espérons vivement que le Rideau reprendra le spectacle lors d’une prochaine saison Continuer la lecture

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AG 2019 & Le mot du Président

Avant tout, en ce début d’année, permettez-moi, au nom du Conseil d’Administration de notre Union professionnelle de vous souhaiter une très heureuse année 2019 ; que la Paix et le Bonheur rayonne autour de vous et de vos proches…

Une nouvelle année, c’est également pour une association le bilan de la précédente lors de la traditionnelle Assemblée générale de mi-février ; cette fois-ci, nous nous retrouverons dans un site encore plus ancien que l’AJPBE, laquelle célébrait son 125e anniversaire en 2018, le Palais du Cinquantenaire à Bruxelles qui abrite le célèbre Musée Autoworld.

A la réflexion, notre Association mais surtout le métier qu’elle représente, le Journalisme, est quasiment né avec l’Automobile. Au fil des décennies, les deux n’ont cessé d’évoluer, reflet du monde pour l’un, outil fabuleux pour le découvrir pour l’autre.

Mais la comparaison ne s’arrête pas là puisque l’automobile de demain ne ressemblera plus jamais aux belles anciennes exposées à Autoworld tandis que le Journalisme d’aujourd’hui, périodique ou non, n’a déjà plus rien à voir avec la profession de nos augustes prédécesseurs.

Une chose est sûre ; l’un comme l’autre ne disparaitront jamais. Le citoyen aura toujours ce même besoin de s’informer et de mieux comprendre l’univers qui nous entoure et son besoin de mobilité sera toujours croissant même si les moyens pour le satisfaire deviendront fondamentalement différents au fil du temps.

Jean-Pierre ALVIN
Président AJPBE

SEUL(E)S LES MEMBRES EN REGLE DE COTISATION PEUVENT PARTICIPER A L’ASSEMBLEE GENERALE. cf Agenda

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Au Boson, ‘Sonate d’automne’ d’Ingmar Bergman

Intense et poignant

Il y a cent ans naissait Ingmar Bergman

Ingmar Bergman, cinéaste majeur du XXe siècle, aurait eu cent ans cet été. Le réalisateur suédois est né le 14 juillet 1918 à Uppsala, ville universitaire au nord de Stockholm, et décédé à Fårö le 30 juillet 2007.

Passionné de théâtre et de cinéma dès sa jeunesse, il interrompt ses études de lettres, écrit des pièces qu’il met en scène, reprend la direction du théâtre de Helsingborg, est engagé par la Svensk Filmindustri pour revoir ou écrire des scénarios, réalise son premier film, Crise, en 1946.
Son activité est débordante ; elle le restera pendant plusieurs décennies : direction de théâtres, mises en scène pour le théâtre, pour la radio, et surtout – c’est notre précieux héritage – réalisation de films destinés au grand écran ainsi qu’à la télévision. Parmi les titres les plus fameux, citons Un été avec Monika (1953), Le septième sceau (1957), Les fraises sauvages (1957), Persona (1966), Cris et chuchotements (1972), Scènes de la vie conjugale (1973), La flûte enchantée (1975), Sonate d’automne (1978), Fanny et Alexandre (1982), Après la répétition (1984), Sarabande (2003).

Cannes, Venise, Berlin, les États-Unis lui décernent leurs prix : Lion d’Or, Ours d’Or, à trois reprises l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, une Palme des Palmes à Cannes en 1997.

D’autres réalisateurs font appel à lui comme scénariste : le Danois Bille August (Les meilleures intentions, 1992), la Norvégienne Liv Ullmann (Infidèle, 2000). Celle-ci, actrice remarquable, a tenu le premier rôle dans nombre de films de Bergman, partagé sa vie durant quelques années et eut avec lui une fille, Linn. Elle a réalisé en 2014 Mademoiselle Julie, d’après Strindberg, avec Jessica Chastain, Colin Farrell et Samantha Morton.

Séduit par l’ile de Fårö (mer Baltique) en 1960, Ingmar Bergman y fait bâtir sa maison, y tourne plusieurs films, lui consacre deux documentaires de même titre, Mon île Fårö (1969 et 1979), y vit dans une forte relation avec la nature et les paysages. C’est là qu’il meurt en 2007. Et c’est à Fårö, avec Sven Nykvist, chef opérateur de Bergman, et l’excellent comédien Erland Josephson (Scènes de la vie conjugale, Sarabande…) que le cinéaste russe Andreï Tarkovski tourne son dernier film, Le sacrifice (1986), superbe hommage à son confrère suédois.

Le récit de la vie d’Ingmar Bergman pourrait inspirer plus d’un biographe. Ce n’est pas notre propos mais nous aimons noter que plusieurs de ses enfants se sont eux aussi tournés vers le théâtre et/ou le cinéma ainsi que vers l’écriture. Le rôle d’Eva enfant dans Sonate d’automne est interprété par sa propre fille, Linn Ullmann. Aujourd’hui romancière, elle a été couronnée par de nombreux prix dans son pays, la Norvège. Les traductions françaises de ses œuvres ont paru chez Plon et chez Actes Sud (Collection Lettres scandinaves). Continuer la lecture

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Notes au retour d’Ukraine

D. LYSSE

Voici quelques notes, au retour d’un mois en Ukraine et en Moldavie (2018). Divers thèmes y sont abordés de façon concise : la langue, les communications, la perception de la politique, la guerre et l’émigration, pour terminer avec une section plus longue (et plus souriante) consacrée aux ressources touristiques de la région, qui sont loin d’être négligeables.

1° La langue
La langue ukrainienne est proche du russe, comme l’espagnol peut être proche de l’italien. Et, même si le pays est plus ou moins officiellement en guerre avec la Russie, la première langue internationale utilisée y reste le russe. L’anglais n’est connu que dans les grandes villes, dans les lieux qui espèrent gagner de l’argent avec les (rares) occidentaux de passage. Les voyageurs qui connaissent quelques mots de russe auront donc souvent besoin de s’en servir. Les autres risquent de se sentir très isolés pendant leur voyage, confinés dans les établissements les plus commerciaux, ce qui limite la diversité des contacts. C’est assez dommage dans la mesure où la population est accueillante, facilement encline à aider les voyageurs égarés et à plaisanter.

2° Les communications
Comme dans toute l’ex-URSS, le système de transports public s’est effondré avec la fin du communisme et a été remplacé par des flottes de minibus privés (nommés marchroutkas). Ils partent le plus souvent à horaire fixe, alors que dans les territoires de l’ex-URSS situés plus à l’est, en Arménie ou à l’est de l’Oural, c’est plutôt l’horaire variable qui est la règle : les véhicules ne se mettent en route que lorsqu’ils sont pleins. En contrepartie de ces départs réguliers, les marchroutkas ukrainiens rentabilisent parfois une course à moitié vide en choisissant des itinéraires secondaires plutôt que les grand-routes, pour pouvoir embarquer des passagers supplémentaires sur de courtes distances, ce qui peut allonger considérablement les temps de trajet.

Les villes et villages sont très dispersés, les routes sont peu nombreuses et pas vraiment en bon état, sauf quelques tronçons tout neufs, isolés, mais la circulation, très peu dense hors des villes principales, permet généralement d’éviter les engorgements. Certaines grandes liaisons (Kiev-Odessa, notamment), sont assurées par des compagnies à capitaux turcs affrétant des autocars de grand confort.

3° La perception de la politique
En Ukraine comme en Moldavie, il est prudent de ne jamais parler politique en public. En privé, les commentaires venant de l’homme de la rue à propos de la politique sont parfois extrêmement violents et amers, très vite injurieux : on ne les répètera donc pas ici. Tous les partis et les candidats sont englobés dans la même réprobation, femme ou homme, pro-occidental ou pro-russe, au pouvoir ou dans l’opposition. D’autre part, une certaine paranoïa règne face au(x) pouvoir(s). Une employée du secteur public, qui parlait anglais et me faisait de longues doléances, avait ainsi coupé brusquement la conversation en inspectant vite de l’œil le couloir désert où nous nous trouvions quand j’avais imprudemment employé le mot corruption. Elle m’a dit : « Écoutez, mon travail est stupidement organisé et atrocement mal payé, mais c’est mon seul salaire et je tiens à le garder, donc je ne vous ai jamais vu, nous ne nous sommes jamais parlé ; et maintenant : circulez ! »

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Un trois cents soixante degrés pour revenir à l’essentiel

Voici l’histoire d’un rêve qui après deux années de préparation s’est transformé en un tour du monde en trois cents quarante jours. En mode sac à dos ou backpacker pour utiliser un mot anglophone plus à la mode, ma compagne et moi-même avons traversé douze pays dont, la Russie, la Mongolie, la Thaïlande, la Birmanie, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Nouvelle Zélande, l’Argentine, le Chili, la Bolivie et le Pérou. Tous ces pays regorgent de toutes sortes de merveilles, de paysages à vous couper le souffle, d’histoires lointaines, de terrains d’aventure inoubliables et de rencontres qui vous marquent à vie. Ça, c’est le côté face de notre voyage. Le côté pile, nous l’avons ramené avec nous, à contre cœur, lors de notre retour dans notre chère patrie.

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L’Histoire des Bianchi, une destinée hors norme faite de joies et de drames

La biographie officielle de la famille et
des pilotes Lucien, Mauro et Jules Bianchi
réunis dans un ouvrage exceptionnel de 320 pages, racontée par Chris Van de Wiele et illustré par plus de 500 documents.

Emigré du nord de l’Italie à l’aube des années 50, la famille Bianchi a connu une destinée hors du commun.
Résumer l’Histoire des Bianchi en quelques minutes n’est pas chose aisée tant le récit est abondant, intense et vaste. Il faudrait tout d’abord commencer par le grand-père de Lucien et Mauro,  Luigi : génial inventeur d’un moteur d’avion révolutionnaire qui a certainement donné le goût de la mécanique à son fils Roberto, né en 1909. Nous sommes en Italie, un pays qui souffre la misère et sortira meurtrie des deux guerres mondiales.

Tour de France 1958

Ayant épousé Maria Vercellese (103 cette année 2018 !), Roberto aura quatre enfants. Luciano nait le 10 novembre 1934 et Mauro le 31 juillet 1937. Deux filles viendront au monde 4 et 12 ans plus tard : Laura et Daniella. A une époque où beaucoup d’italiens ne sont toujours pas motorisés, la petite famille Bianchi se déplace en moto Sertum avec side-car que Roberto a appris à démonter puis remonter pour la cacher durant la guerre afin qu’elle ne soit pas réquisitionnée.  La mécanique occupe également la vie professionnelle puisque le jeune papa travaille chez Alfa-Romeo puis, au lendemain du conflit, à la fabrique de motocyclette Breda. C’est aussi les premiers contacts avec la compétition pour les gamins qui assistent aux Circuito del Garda et aux Mille Miglia. La passion grandit… Mais l’Italie désolée laisse peu d’opportunité de développement à la petite famille qui émigre vers la Belgique en janvier 1950 avec l’espoir de décrocher un travail à la SABCA, la société belge d’aéronautique. D’avion il n’en sera pourtant point question. Cependant, la débrouillardise de Roberto ainsi que l’excellente réputation de mécanicien qu’il ne tardera pas à se créer le feront intégrer à l’équipe du champion belge John Claes qui pilote une Talbot Lago T26C.

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Décès du secrétaire de l’AJPBE

L’AJPBE et le monde de la presse périodique ont perdu, ce 20 mars 2018, l’administrateur-secrétaire et confrère Christian Vanderwinnen.

Son décès est survenu suite à un accident cardiaque, l’après-midi du 19 mars au centre-ville de Bruxelles, et ce malgré une intervention rapide des secours et son transfert à l’hôpital.
Devant ce douloureux coup du sort, tous les membres du Conseil d’Administration sont à la fois décontenancés et tristes. Ils présentent à sa famille, ses proches et ses ami(e)s leurs sincères condoléances et partagent leur chagrin en ces moments difficiles.

La cérémonie d’adieu et la crémation auront lieu mardi 27 mars 2018 au Crématorium d’Uccle, avenue du Silence, 1180 Bruxelles. Le rendez-vous est fixé à 13 h 45.
« Requiem in Pace »

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