Presse

PROCÈS VAN LIERDE
LA COUR D’ASSISES, PÉDAGOGIQUE ET CURATIVE

Le procès de Jean-Charles Van Lierde, aux assises de Mons, en cette fin de mars 2021, est aujourd’hui terminé. Après une délibération assez brève, le jury a déclaré l’accusé coupable du meurtre d’Oriana Iannuzzi et de Jimmy De Paepe, avec préméditation, et de l’incendie de leur maison, la nuit, qui a causé la mort du petit Mattéo, l’enfant du couple assassiné.

Les victimes avaient été attaquées par derrière, pour l’homme, ou dans leur sommeil, pour la femme ; l’auteur des faits s’était acharné sur le crâne de l’homme à terre, à coup de pied et de marteau, et, d’après les traces de suie dans ses poumons et dans son estomac, le bébé d’un an et demi avait connu une longue asphyxie, à mesure que les flammes approchaient. La barbarie du crime a valu à son auteur une lourde peine, vingt-cinq ans, avec la circonstance atténuante, non négligeable, que les délais raisonnables avaient été dépassés pour le juger.

Beaucoup des traces du crime avaient disparu dans l’incendie bouté à la maison puis dans l’inondation des lieux par les pompiers dans leurs efforts pour éteindre le feu. Cela n’avait laissé subsister que des éléments de preuve disparates, des indices ténus, une trace d’ADN isolée sur les lieux du crime, une empreinte laissée par un marteau d’un modèle un peu particulier, un agenda retrouvé par miracle au bord d’une autoroute ou des relevés de téléphonie, indices qui tous pointaient dans la même direction. Cela a donné une enquête très longue, incertaine, des devoirs complémentaires multipliés, et un pénible délai de dix ans entre les faits et le procès.

Ce qui a emporté la décision du jury (et ce qui figure dans les motivations du jugement), outre ces éléments de preuve concordants, c’est la variation dans les déclarations de l’accusé, qui se prévalait d’abord d’un emploi du temps bien précis aux environs de Bruxelles, chez lui et chez son père, aux heures où le crime se commettait dans le Hainaut, puis qui a modifié ses déclarations à mesure qu’elles étaient contredites par des relevés téléphoniques ou par le témoignage de tiers.

Estimé d’une intelligence dans la moyenne supérieure par les experts, il s’est montré, au cours du procès, d’une précision exceptionnelle – chirurgicale, dira un avocat – pour tous les souvenirs qui ne touchaient pas à l’affaire ou qui pouvaient servir à sa défense, mais il invoquait régulièrement une mémoire défaillante, ou troublée par les circonstances des interrogatoires, pour tout ce qui pouvait contribuer à l’incriminer. Au vu des motivations du jugement, le contraste semble avoir pesé dans l’intime conviction des jurés.

Un impondérable psychologique

Un autre fait, bien plus impondérable, a sans doute également joué dans la décision du jury : l’attitude étrange de l’accusé, figée, conventionnelle, sans émotion perceptible, ou presque, que ce soit devant les photographies les plus terribles des corps mutilés, devant les larmes de plusieurs proches des victimes ou devant les arguments précis et circonstanciés de ceux qui l’accusaient.

Les audiences montraient qu’il avait apparemment témoigné du même manque de réaction naturelle, du même contrôle de lui et de son image, dans la journée qui avait suivi le crime, en consultant sur internet, à l’insu de son entourage, les articles qui faisaient mention des faits, puis en mimant la surprise et le désespoir, plus tard, au moment où il était supposé avoir seulement appris la nouvelle. À la longue, en suivant le procès depuis la salle, où le public était très espacé, pour cause d’épidémie, un observateur neutre ne pouvait qu’avoir l’attention attirée par ce contrôle rigoureux de son apparence et se demander ce qu’il pouvait bien signifier.

Les expertises psychologiques évoquaient un narcissisme qui poussait l’accusé à n’afficher jamais qu’une image idéalisée de lui-même, narcissisme qui aurait pu le pousser aux pires extrémités, une fois mis gravement en défaut, pour ne pas devoir avouer à ses proches (et peut-être s’avouer…) ses insuffisances et ses écarts par rapport à la morale et à la loi. Elles évoquaient aussi un complexe d’infériorité par rapport à son père, avocat, et à son frère, universitaire, alors qu’à l’époque, il avait connu des échecs répétés dans ses études et sa vie professionnelle, et qu’il avait sombré dans la toxicomanie.

Avouons que les rapports d’experts peuvent paraître moins solides dans le domaine psychologique que les analyses qui relèvent des sciences dites exactes : ce sont des éléments qu’on suppose intuitivement pouvoir être contredits par d’autres experts, même si, dans le cas présent, plusieurs spécialistes s’étaient succédé et avaient tous abouti aux mêmes conclusions.

Pour le public, et sans doute pour les jurés, la question était alors : « Peut-on tuer trois personnes qu’on connaît bien, et avec une telle barbarie, seulement pour une image, pour ne pas écorner une image parfaite qu’on a et qu’on souhaite donner de soi-même, pour cacher aux yeux de sa famille la vision de sa déchéance ? ». Cela parait difficile à croire !

Au fil des jours et des audiences, l’obstination de l’accusé à maintenir sa version des faits contre vents et marées, contre certaines évidences, ainsi que sa très grande impassibilité contribuaient toutefois à accréditer cette possibilité. De la première à la dernière minute, il semblait chercher à donner l’impression qu’il était un homme de bonne famille, compétent, fiable, énergique, responsable, ayant erré sans trop de gravité et côtoyé des milieux dangereux pendant sa jeunesse mais aujourd’hui rentré dans le droit chemin, qui se retrouvait mêlé par accident à des histoires qui ne le concernaient pas, et qui attendait avec patience que viennent les plaidoiries de ses avocats pour en finir avec ce regrettable malentendu.

Un juriste qui suivait le procès depuis la salle a dit, en quittant les lieux après l’arrêt, dans une conversation de couloir : « À la place de ses avocats, j’aurais dit à mon client : « Avouez, clamez votre regret, vos remords ! Excusez-vous pour la douleur infligée aux proches, aux familles ! Montrez que vous avez évolué pendant ces dix ans, que vous n’êtes vraiment plus le même homme ! » Ses avocats auraient pu plaider à l’aise, au moins. et il aurait eu une peine réduite. »

Quelqu’un lui a répondu : « Oui, mais si le client refuse ? S’il s’obstine, même contre des éléments de preuve assez accablants ? » Le juriste avait conclu, blasé ou fataliste : « Eh bien, il se prend vingt-cinq ans, c’est tout ! »

Combien vaut une vie humaine ?

Maître Preumont, l’avocat de monsieur Van Lierde, placé dans une situation difficile par son client qui niait tout sans expliquer aucune de ses incohérences, s’était bien gardé de s’aventurer sur le terrain miné de la psychologie. Il avait entamé sa plaidoirie sur le ton de la confidence : « Vous savez, quand je regarde le cas avec un peu de recul, moi qui ai quand même vu beaucoup d’affaires criminelles, il y a quelque chose qui me frappe. Quelque chose qui me met mal à l’aise. Le mobile du crime, me dit-on, ce serait une dette de 9.500 euros. Moi, ça m’a l’air incroyable. C’est trop disproportionné ! Je ne peux pas imaginer qu’on tue des gens qu’on considère comme des amis, et avec cette brutalité, pour 9.500 euros. Surtout quand on n’a aucun antécédent de violence et quand on vient d’une famille où demander 9.500 euros n’aurait pas créé de problème financier particulier, que ce soit chez son père ou chez son frère. »

En face de lui, Maître Mayence, un autre « ténor du barreau », avait répliqué : « Mais dans toutes les affaires de meurtre, le mobile est disproportionné par rapport à la gravité des faits commis ! » Il n’avait pas poussé plus loin. Les grands avocats ont des égards entre eux : demain, au gré des affaires, ils se retrouveront peut-être ensemble à défendre une même cause, ou ce sera maître Mayence qui sera du côté d’un accusé qui le place dans une situation inconfortable, et maître Preumont qui pourra faire contre lui des démonstrations à la rigueur implacable.

Si maître Mayence ne ricane pas de façon méprisante en demandant à son illustre collègue : « À partir de quelle somme estimez-vous qu’un triple meurtre ne serait pas disproportionné ? Et un bébé, il pèse plus ou moins qu’un adulte dans vos estimations ? », il laisse passer une seconde ou deux après sa remarque, pour que le public ait le temps de compléter sa pensée et de se poser la question, ce qui rend désagréablement suspecte de calcul la suite de la plaidoirie de la défense. Les grands avocats sont des bretteurs redoutables, dans ce furieux combat d’escrime qu’est un procès d’assises !

Pour un observateur extérieur, cette question d’argent, cette idée qu’à un certain moment, on en vienne à se demander « combien vaut une vie humaine ? » fait partie des aspects déroutants de ces procédures. Surgissant tout à la fin des procès, après que les jurés aient été renvoyés à leur vie quotidienne, la question des dédommagements des parties consiste précisément à chiffrer un dommage après un meurtre : à quelle « réparation » vous donne droit la perte d’un frère, d’une mère, d’un cousin, etc. Et chacun de plaider à nouveau, malgré l’usure de la semaine écoulée.

En cas de condamnation à de longues peines de prison, l’enjeu est plus symbolique que pratique : comment un accusé sans fortune personnelle pourrait-il s’atteler à rembourser, depuis là-bas ? Mais elle doit être plaidée. Au procès Van Lierde, cela donnait lieu à une dernière passe d’armes entre l’accusation et la défense. Détendue, cette fois. Et avec maître Preumont libéré de l’entrave de cette dénégation obstinée qui lui avait tant compliqué la vie, qui peut alors laisser libre cours, lui aussi, à sa virtuosité.

Il échangent : « Il n’existe pas d’étude récente de jurisprudence pour savoir quels montants sont accordés pour les différentes qualités. Mais frère, beau-frère, mère, belle-mère, ce n’est pas la même chose ! À ma retraite, je m’attellerai peut-être à faire ce recensement. Pour disposer au moins d’un outil de référence. J’avais proposé cela comme travail à un de mes étudiants mais cela n’a pas abouti. » entame Me Preumont, de façon très générale.

« Je ferais volontiers moi-même cette étude, quand j’aurai le temps, répond Me Mayence. J’avais d’ailleurs accepté d’accueillir votre étudiante pour qu’elle exploite la vaste jurisprudence dont je dispose, mais je l’attends toujours, je n’ai jamais vu venir personne. Et de toute façon, un tel recensement ne pourrait être qu’indicatif, c’est à la cour de porter une appréciation individuelle. La souffrance d’une sœur qui perd une presque jumelle n’est pas la souffrance d’une autre sœur qui se serait brouillée avec elle et s’en serait tenue éloignée depuis des années. Une tarification serait tout à fait contraire à l’esprit de la justice. Mes clients demandent donc… »

Le premier ne répond pas directement, il aborde la chose de façon détournée :« Excusez-moi mais, sans vouloir minimiser la souffrance de vos clients, il faut se rappeler que la décision va créer de la jurisprudence et qu’au cas où des sommes aussi importantes seraient accordées ici, d’autres proches de victimes, dans d’autres affaires, pourraient s’en prévaloir, ce qui pourrait entraîner, à la longue, une surenchère. Il faut garder de la mesure, au-delà des conditions particulières du cas qui nous occupe ! » Etc.

Un travail pédagogique

Suivre un procès d’assises tel que celui-ci, expose à des choses trop éprouvantes pour qu’on puisse imaginer qu’une classe d’école secondaire s’adonne à l’exercice. Il y a des photos de visages affreusement écrasés, de gens carbonisés ou d’autopsies de bébé qu’on ne souhaite infliger à personne ! C’est dommage : pour le reste, il s’agit d’une expérience extrêmement pédagogique.

La longueur même des auditions, l’infinie complexité des travaux et des précautions avec lesquelles sont examinés les faits, les interprétations divergentes que donnent d’un même fait les deux parties, la précision, un peu fastidieuse mais très salutaire, du langage de chacun, tout cela montre à quel point il est difficile de juger, à quel point, dans un pays comme le nôtre, des moyens considérables peuvent être mobilisés pour essayer d’assurer un jugement équitable. (À propos de moyens, le dépassement du délai raisonnable semble malheureusement être dû, entre autres choses, à un certain manque de moyens : tout est loin d’être parfait!)

Mais ce qui a été frappant, tout au long du procès, c’est la courtoisie des juges envers tous les acteurs. Chaque spectateur aura retenu le tact et l’élégance avec lesquels le président du tribunal a interrogé la compagne de l’accusé, sans essayer de la « coincer » alors qu’elle était prise d’un vertige d’amnésie à l’idée de risquer d’incriminer le père de ses enfants… Le milieu où ont eu lieu les faits n’était pas le plus rose, avec du trafic de drogue, des escroqueries à l’assurance, peut-être des vols, sans parler des ragots et commérages mal intentionnés. Mais tous, témoins comme parties, ont eu droit au même respect, sans une remarque narquoise, sans un sous-entendu méprisant, de la part de la cour, soucieuse seulement de comprendre et de reconstituer le déroulement de la tragédie.

L’exemplarité des juges, la bonhomie des huissiers et policiers, rigoureux sans abus, vis-à-vis des victimes comme de l’accusé, qui est reparti libre après sa condamnation, en attendant de voir l’issue d’un possible pourvoi en cassation, le caractère parfaitement démocratique d’un jury tiré au sort, c’est, en soi, une démarche remarquablement pédagogique et, espérons-le, curative. Cette exemplaire humanité, tout au long de ces journées, et l’incertitude qui, jusqu’au bout, a laissé la porte ouverte à un témoignage inattendu, à une interprétation nouvelle des données, devrait aider les protagonistes du drame à se reconstruire, à surmonter enfin le traumatisme du deuil ou cette désastreuse incapacité à se remettre en question qui a mené à la catastrophe.

D. Lysse

Expo « Abelam », au musée de Binche

Texte et photos © : D. Lysse

Des masques venus d’un monde où les étoiles et les racines vous regardent.

Dans sa collection permanente, le Musée du Carnaval et du Masque, à Binche, propose un vaste choix de masques et de costumes pour figurants masqués, venu de tous les continents, de même qu’une évocation très complète et détaillée du célèbre carnaval local. C’est une thématique qui accroche facilement l’attention des enfants et convient particulièrement bien aux sorties familiales. Pour les visiteurs adultes, des panneaux interprétatifs et des vidéos offrent, en complément, des ouvertures très intéressantes sur les croyances et le symbolisme liés aux objets présentés.

C’est un musée qui a du charme et qui mériterait d’être plus connu mais qui souffre de son relatif isolement, Binche étant peu fréquentée par les touristes et les excursionnistes en dehors de la période du carnaval. L’institution est pourtant aisément accessible : on trouve une gare à cinq minutes à pied. Rappelons qu’en cette période d’épidémie, le public est strictement contingenté et qu’il est prudent de réserver, surtout le week-end. Tous les renseignements utiles figurent sur le site : www.museebinche.be/billetterie .

Si j’évoque ce musée ici, ce n’est pas pour vanter plus en détail son accrochage permanent, mais plutôt pour parler d’une exposition temporaire, beaucoup plus pointue, qui se tient dans les lieux jusqu’au 2 juin. Il s’agit d’une collection appartenant à un galeriste québécois, Marc Assayag, qui est aussi un des commissaires de l’expo et qui a prêté une quarantaine de masques utilisés au siècle passé par le peuple Abelam, une population de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Plutôt que d’aligner des informations ethnographiques sur les Abelams, toute l’exposition a été conçue pour permettre au visiteur d’approcher de façon concrète et tangible une vision du monde qui fut, sous des formes variées, commune à toute l’humanité jadis mais qui est devenue très difficile à appréhender pour le citoyen du monde moderne : une vision du monde totalement unifiée. L’individu, la société, les bêtes, les plantes, les choses et même les défunts n’y sont jamais envisagés de façon séparée mais ils se trouvent indissociablement liés, solidaires, chacun participant dans une mesure variable à la nature des autres.

Qu’est-ce qu’une vision du monde « unifiée » ?

Les sociétés « modernes », celles qui sont basées pour leur survie sur l’industrie, sur la science et ses applications technologiques, pensent le monde en découpant tout ses contenus en catégories bien définies. On y oppose, par exemple, le règne animal au règne végétal ou au minéral, et, à l’intérieur de ces grands règnes, on oppose les gens, relevant des « droits de l’homme », et les animaux qui, malheureusement pour eux, ne relèvent pas d’un tel code, puis on distingue les animaux propres à l’élevage industriel et « la faune sauvage » ou les « nuisibles » ; les cultures rentables et les « mauvaises herbes » à éradiquer ; les minerais ou terrains exploitables et les inexploitables… Et ces subdivisions et oppositions se poursuivent presque à l’infini pour permettre de classer et manipuler toutes choses de façon spécifique.

La perception du monde dans les sociétés dites « primitives » était, de son côté, beaucoup plus unifiée. Et plus on remonte dans les cultures en direction du paléolithique, plus le sentiment de cette unité de toutes choses s’approfondit. À propos des Mélanésiens, parmi lesquels il avait passé vingt-cinq ans, tout au début du XXe siècle, l’ethnologue Maurice Leenhardt constatait, par exemple (dans Do kamo, Gallimard, coll. Tel, p 121) :

« Le Canaque embrasse le monde total en chacune de ses représentations, et il ne se dégage pas lui-même de ce monde ; il se fait du monde une image non point hétérogène et brisée comme il nous arrive, mais une image homogène (…). À ses yeux, la roche, la plante, le corps humain, procèdent de structures analogues ; une identité de substance les confond dans le même flux de vie. »

L’exposition du Musée de Binche donne des exemples bien concrets de cette appréhension ancienne du monde et de soi où tous les éléments du cosmos sont intimement liés. On nous y explique ainsi comment certaines racines d’ignames géantes étaient traitées et honorées presque comme des « gens » par les Abelams, comme des représentants des ancêtres des lignées. La culture de ces tubercules comestibles supposait des pratiques codifiées et des soins poussés puis, une fois les racines déterrées, on les installait dans des supports individuels et on leur apposait des décorations honorifiques et des masques d’un modèle spécifique, qui soulignaient encore mieux leur personnalité.

Ces racines d’ignames géantes se trouvaient à la croisée des milieux physiques, une fois redressées à l’air libre et parées, après leur très longue période de croissance sous la terre, dans des emplacements choisis loin des habitations, à la lisière entre le monde civilisé du village et le monde sauvage, fertile mais dangereux, de la forêt. Elles pouvaient alors remplir un rôle de médiateurs avec les mondes des morts ou des esprits, ces mondes impalpables et pourtant bien réels qui interagissaient avec le nôtre et y régissaient des domaines comme la fertilité, la chance, ou le succès à la chasse ou à la guerre.

De la même manière que les grandes ignames étaient à la fois des racines végétales et des personnalités métaphysiques, les étoiles au ciel, nous dit Marc Assayag, n’étaient pas de lointains points lumineux (et encore moins des soleils où s’accomplissent des réactions thermonucléaires, perdus dans l’immensité presque vide de l’espace, comme c’est le cas aujourd’hui dans l’optique de la science) : pour les Abelams, elles étaient les yeux par où passait le regard des ancêtres mythiques qui avaient assisté ou participé à la création du monde.

Vivre dans un tel monde unifié, c’est vivre dans un monde peuplé d’une infinité de présences et de consciences. Les objets et les êtres y sont presque tous animés, ils possèdent de façon mystérieuse une vie plus large que celle que nous leur reconnaissons actuellement. C’est aussi un monde où chaque être participe possiblement à la nature du voisin : les étoiles peuvent s’y révéler les yeux de grands ancêtres, des arbres ou des racines peuvent y être animés, demandant respect et honneurs, ou alors des individus peuvent y assumer, dans certaines circonstances, la nature de leur animal totem, devenant à l’occasion, totalement ou partiellement, cochon sauvage ou oiseau (les loups-garous des légendes européennes en sont une survivance lointaine), etc. C’est un monde peuplé d’esprits, de morts pleins d’activité, de gens, d’animaux, de plantes et de choses, d’êtres en tous genres qui sont tous dotés de regards.

Le monde unifié dans les masques abelams.

Les masques abelams ont une façon extraordinaire de manifester, de rendre concrète, visible, cette pluralité de regards qui peuple le monde : dans un seul masque sont souvent représentés plusieurs visages différents, adaptés aux différents « êtres » susceptibles de les apercevoir et à leurs points de vue très diversifiés.

Pour les villageois, par exemple, lors d’une cérémonie, les masques sont regardés plus ou moins à l’horizontale lorsqu’ils sont posés sur la tête de danseurs et d’officiants, ou lorsqu’ils sont installés au sommet des racines d’igname redressées dans des sortes de litières. Ces spectateurs-là y déchiffreront le plus souvent sans difficulté des yeux entourés de cercles concentriques de vannerie, un nez, une bouche et une sorte de coiffe ou de diadème en fibre tressée et peinte.

Mais les étoiles, et donc les ancêtres mythiques qui contemplent la même cérémonie du haut du ciel, verront ce masque plus ou moins à l’envers, comme un spectateur qui pendrait, les pieds collés au plafond, dans un théâtre. Vu ainsi à l’envers, le montage qui évoquait une coiffe ou une couronne pour le public du village pourra alors dessiner une bouche garnie de dents ou animée d’un rictus pour ceux qui contemplent depuis les cieux. Le relief qui dessinait de grosses narines viendra alors figurer deux yeux ou des sourcils de part et d’autre de l’arrête du nez désormais retournée, et les anciens yeux n’apparaîtront peut-être plus que comme des décorations marquant les joues, etc.

En plus de ce regard inversé, tombant du ciel, il faut envisager d’autres angles, un regard latéral ou vu du dessous, ou alors une ombre portée, qui feront apparaître, dans les pièces les plus complexes, d’autres visages encore ou une figure totémique, un masque d’animal, un bec d’oiseau…

La contemplation approfondie et soutenue de tels objets, exhibés lors de cérémonies et souvent en mouvement, l’identification précise de chacune des lectures possibles et la méditation des liens que leur assemblage crée entre les identités multiples des êtres représentés constituaient une large part de l’initiation et de la transmission de la culture chez les Abelams. Mais, outre que la plupart des références nous manquent, une telle contemplation est loin d’être une démarche évidente pour un Occidental.

Le fait qu’une personne portant ou regardant un masque puisse se sentir participer pleinement de la nature de son totem et de celle d’ancêtres décédés ou d’ancêtres mythiques retirés au ciel, ainsi que de celle de plantes, de bêtes ou de choses reste très étranger à nos expériences contemporaines. C’est une sensibilité, une manière d’habiter le monde que nous avons presque totalement perdues. Il ne nous en reste que des traces extrêmement atténuées dans notre capacité de participation esthétique à la beauté d’une fleur, d’un animal ou d’un paysage, par exemple.

Une mise en scène inventive pour l’expo

Pour ceux qui savaient les regarder, parmi les Abelams, les masques donnaient donc une image tangible et circonstanciée de cette unité profonde de toutes choses dans l’univers. Mais ce regard n’était pas immédiat ni accessible à tous, et l’initiation traditionnelle consistait en partie à affiner, à approfondir la perception et la compréhension des spectacles regardés. Pour aider le visiteur moderne (ou même pour le forcer) à retrouver un tout petit peu de la richesse et de la complexité de ce regard à porter sur les masques, les commissaires de l’exposition Abelam ont fait des choix audacieux.

Une partie de la collection, la plus proche de l’entrée, nous est ainsi montrée de manière tout à fait classique, dans des vitrines banales, avec les coiffes et les masques présentés dans la position qu’ils occupaient sur la tête des danseurs ou au sommet des racines géantes. Une seconde partie de l’exposition permet déjà d’approcher la multiplicité des points de vue et des regards. On peut faire pivoter certains masques, les renverser de haut en bas ou latéralement. D’autres, plus fragiles, sont accompagnés de photos prises sous divers angles. Ou alors des miroirs permettent de voir également du dessus ou du dessous l’œuvre qui est posée en face du spectateur. Dans une autre salle, les pièces sont accrochées au plafond, « retournées », un peu comme si nous les regardions avec les yeux des étoiles, les pieds collés au ciel.

Mais on sait que le regard contemporain, de plus en plus formaté par le défilement rapide d’images sur des écrans, a pris l’habitude d’identifier sommairement une scène ou un objet puis, très vite, estimant le spectacle « déchiffré », de passer au suivant, sans s’attarder à l’examen des textures, des couleurs, des ombres et des lumières, à la composition de l’ensemble, à l’agencement des parties, bref à l’identité profonde de l’objet, à son unicité qui seule peut donner accès à une part plus ou moins grande du message qu’il véhicule, puisqu’il s’agit ici d’objets destinés à véhiculer une signification.

Pour remédier à ce travers et forcer à des angles de vue très insolites, les commissaires ont voulu contraindre le regard du visiteur, l’obliger à ralentir, à s’affiner, et le confronter à des énigmes. Ils ont pour cela aménagé des caissons percés de petits trous ne laissant voir que des morceaux de certains masques, ou leur ombre seulement, ou leurs images reflétées par des jeux de miroirs.

C’est un exercice auquel le visiteur doit se prêter de bonne grâce, faute de quoi ça peut vite devenir agaçant. À l’arrivée, je ne suis pas sûr que toute cette gymnastique aide à mieux percevoir l’univers unifié auquel les œuvres font référence, ce monde peuplé d’êtres aux natures mélangées et aux points de vues multiples et insolites. Mais, de façon métaphorique, ces obstacles mis à la lecture rapide et sommaire des formes soulignent au moins à quel point il est nécessaire de décaler son regard par rapport à nos perceptions et schémas mentaux habituels pour essayer de rentrer dans un ordre de pensée immensément ancien qui nous est devenu presque étranger.

Soit dit en passant, pour une fois, les restrictions drastiques du nombre de visiteurs, dues au coronavirus, sont plutôt une chance : s’il y avait foule, ce serait impossible de coller longuement son œil à des trous de souris ou sur des fentes, pour essayer de retrouver dans des miroirs ou d’après une ombre à quoi peut bien ressembler le masque en rotin et en fibres végétales caché dans le caisson !


Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers 1944 – 1945

Histoires et témoignages
Livre en quatre volumes

La grande aventure de l’écriture du livre : Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers arrivent à sa fin, dès le mois de février prochain, le quatrième volume sera disponible sur un autre site internet. Pour les distraits où les non férus d’histoire, il était une fois…

Le 10 octobre 1944, le premier bataillon de la nouvelle Armée belge voyait arriver huit-cents Volontaires de guerre afin de former le 4e Bataillon de Fusiliers. Le lendemain près de 4005 hommes constitueront le 1er, 2e, 3e,5e et 6e Bataillon de Fusiliers. Trois unités néerlandophones, et trois unités francophones. Quelques semaines plus tard, ils seront rattachés aux Armées américaines, britanniques et canadiennes.

Ces unités étaient destinées à assurer les arrières des armées Alliées et non à combattre le peu de semaines d’instruction ne leur donnait pas le temps nécessaire pour être formé à la guerre, même si un grand nombre de Volontaire de guerre était issu de la résistance. Certains d’entre eux allaient quand même connaître le combat, soit par section ou par compagnie, en Belgique, en Allemagne et même en Tchécoslovaquie. Los de la Bataille des Ardennes, de la prise du pont de Remagen, du passage du Rhin à Wesel et à la libération de la ville de Pilsen. Lorsque le dernier Bataillon fut formé, ce n’est pas moins de 53.000 Volontaires de guerre qui auront signé leur contrat pour la durée de la guerre.

En chiffre, Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers. 1944 -1945. Histoires et témoignages, c’est 4 volumes, 4 couvertures différentes, 1.643 pages,
308.566 mots, 1.811.529 caractères, 4.948 paragraphes, 40.387 lignes, 16 Bataillons différents, 340 Photos et documents en illustrations, 133 souvenirs différents, 6 ans de travail.

Edité à compte d’auteur, trois livres sur quatre sont déjà disponibles à la vente sur le site du « Le Livre en papier » www.publier-un-livre.com . Le quatrième est prévu
pour le mois de février 2021. (lire ci-dessous)

© Eric de Wallens


Quand Montserrat Caballé chantait à Stepanakert
Haut-Karabagh

Cela semble une éternité, dans le monde chaotique où nous vivons aujourd’hui, mais, il y a six ans seulement, Montserrat Caballé chantait paisiblement avec sa fille à Stepanakert (ill. 1). L’illustre cantatrice catalane, issue de ce qu’elle voyait comme une petite nation opprimée, avait un faible pour l’Arménie et particulièrement pour le Haut-Karabagh, qu’elle voyait comme une petite nation beaucoup plus opprimée encore que la sienne et plus gravement victime des aléas de l’Histoire. En 2014, elle avait offert, avec sa fille, un concert en plein air aux habitants de Stepanakert, la capitale de la région séparatiste. L’évènement était suffisamment insolite pour que je décide d’aller y faire un tour, comme j’étais dans la région.

Pour que les évènements guerriers actuels ne restent pas cantonnés à des images de bombardements, de mouvements militaires et à des rumeurs pénibles à propos de mercenaires syriens engagés par les Turcs au profit des Azéris, je propose au lecteur quelques photos ramenées à cette occasion, prises à une époque où, moyennant quelques formalités et précautions, on pouvait encore se promener dans cette région peu connue.

Pour rappel, le Haut-Karabagh (Nagorny Karabagh en russe et Artsakh en arménien) est une enclave majoritairement peuplée d’Arméniens qui se trouvait dans le territoire de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS. Cette bizarrerie géographique est due en partie au fait que jadis, les populations étaient beaucoup plus mélangées qu’aujourd’hui et les limites des peuplements ethniques assez floues. Mais c’est surtout le résultat des calculs de Staline qui a toujours tracé les frontières des régions sous son empire en s’arrangeant pour que leurs limites ne coïncident pas avec les frontières ethniques, réduisant par-là les velléités d’autonomie : chaque population qui rechercherait une plus grande indépendance se trouverait hériter d’un territoire administratif occupé partiellement par d’autres ethnies, alors qu’une part de ses membres se trouveraient sous la juridiction de pays voisins. Tant que durait l’URSS et tant qu’elle imposait partout des lois uniformes et un traitement uniforme des citoyens, cela n’avait guère d’importance, mais sa disparition n’a pas manqué de causer, particulièrement dans le Caucase et en Asie Centrale, d’inextricables problèmes, causes de guerres sans fin.

Le concert de Montserrat Caballé, sur une vaste place entourée d’immeubles quelconques, pas très hauts, en béton, pouvait donner une écrasante impression de normalité, de banalité, presque, dans Stepanakert qui est une petite ville comme il y en a des milliers dans l’ex-URSS. La diva catalane, appuyée sur une canne, était extrêmement vive et chaleureuse, sur scène, d’une présence et d’un naturel confondants. Et sa fille assurait, avec un partenaire, les parties de chant les plus virtuoses, pour ne pas mettre à trop rude épreuve la voix de la cantatrice âgée qui montrait, une fois plus, son aisance à aborder sans barrière tous les répertoires, tous les milieux et tous les publics – on se souvient, par exemple, qu’elle s’était liée d’amitié et avait chanté, des décennies auparavant, avec Freddy Mercury. (Ill. 2)

Mais, une fois les projecteurs éteints et la scène démontée, pour celui qui voulait profiter de l’occasion pour explorer un peu plus la région, l’impression de normalité s’estompait assez vite. En allant se mettre en ordre de permis de séjour dans le bureau officiel, le visiteur devait préciser son itinéraire, en consultant une liste de localités autorisées et de zones interdites. Puis, pour éviter les accidents et le dissuader de batifoler de façon irresponsable, on lui recommandait chaudement de consulter aussi la carte des zones déminées et de celles qui restaient dangereuses (ill. 3). De quoi donner quelques sueurs froides, plus tard, à la campagne, quand on décide de s’engager sur un chemin forestier un peu incertain ou de monter à travers champs et maquis vers une petite éminence pour avoir une vue plus claire d’un paysage…

Depuis Stepanakert, avec un autobus, une excursion facile mène à Shushi (Chouchi, en transcription française), qui surplombe la capitale à une vingtaine de kilomètres. Le site est beau, couronné de petits reliefs couverts de forêts, la bourgade propose deux musées intéressants, où l’accueil est excellent, mais, si on s’attarde un peu, on remarque que derrière certaines façades de la grand-rue se cache l’accès à un vaste quartier qui était majoritairement azéri, et qui est désormais à l’abandon. Et si on monte au sommet du moins abîmé des deux minarets de la mosquée, où la plate-forme n’a plus de parapet, on découvre des vues qui laissent imaginer ce qu’a dû être la guerre de 1994 (ill. 4).

Si on préfère s’éloigner des villes, le pays compte plusieurs de ces églises et monastères anciens qui font le charme d’un voyage dans l’Arménie « officielle ». Par exemple, dans le nord-ouest, on trouve le monastère de Gandzasar, un très beau complexe isolé dans un environnement extrêmement bucolique (ill. 5). Le long trajet en marchroutka (taxi collectif) donne l’occasion de traverser une large part de la région.

C’est un endroit peu fréquenté. Le développement touristique qu’on pourrait imaginer, voire même craindre, autour de ce genre de bâtiment orné d’entrelacs de pierre et de blasons sculptés, est évidemment entravé par le contexte historique et géographique. Mais l’offre touristique n’est pas totalement absente. Dans la bourgade de Vank, la plus proche, quelques projets ont vu le jour, ambitieux et kitschs. Un hôtel en forme de bateau, sur fond de montagnes vertes, accueille des visiteurs sporadiques (ill. 6). Un autre complexe, bâti avec un mélange de confiance dans l’avenir et de mégalomanie, propose une colonnade à statues gréco-renaissantes, un pavillon-bar-à-cocktails orné de trophées de grands félins, et une immense gueule de lion sculptée dans la montagne, à l’arrière du paysage. L’ensemble, à peu près vide lors de mon passage, tranche de façon extravagante avec la population du coin, et il n’est pas rare de le voir traverser par des paysans à cheval, vêtus de vieux uniformes militaires (ill. 7).

Si on explore les environs et si on part dans les forêts et les pâtures, (en espérant que le déminage y a été complet), on rencontre des gens qui peuvent se montrer méfiants ou alors extrêmement accueillants, avec qui on ne peut avoir d’échanges qu’en russe, si on en connaît un peu. A cause des mines, l’agriculture a eu du mal à reprendre après la guerre, les campagnes sont assez vides, et la broussaille et la forêt ont beaucoup regagné de terrain dans les zones accidentées. On ressent parfois, en traversant ces paysages tempérés et plutôt silencieux, une impression d’isolement très étrange, très rare dans un monde aussi surpeuplé que le nôtre.

Je voudrais terminer avec quelques photos d’un de ces lieux incroyablement perdus, un bâtiment isolé où j’ai été très généreusement accueilli, où les propriétaires récoltent à l’automne les fruits sauvages de la forêt pour les laisser fermenter puis en distiller le jus (ill. 8 et 9). Le détail que je voulais souligner, c’est le tatouage maladroit du paysan, une œuvre de jeunesse, parce qu’il est typique de la situation difficile de l’Arménie et du sentiment très fort qui unit les Arméniens à leur terre (ill. 10). Il montre un lever de soleil, derrière les cratères jumeaux du mont Ararat émergeant de la brume. Le mont Ararat est l’emblème officieux de la nation, un lieu où je pourrais aller sans difficulté majeure si l’envie m’en prenait mais où les Arméniens ne pourraient pas se rendre parce qu’il se trouve derrière une frontière hérissée de barbelés, en Turquie (ill. 11).

Ce doit être quelque chose de l’ordre de ce tatouage, et de tout ce qu’il peut suggérer comme nostalgie et comme ténacité, qui a éveillé l’immense sympathie que Montserrat Caballé portait à cette population, un sentiment irrationnel et profond qui l’avait poussée à venir chanter de tout son cœur sur cette scène improbable.

Texte et photos © : D. Lysse


Bonheur à Deux crée un nouveau concept de site de rencontres

« Parce que la Vie continue… »

Après avoir fréquenté de nombreux sites de rencontres et s’y être parfois fait arnaquer, c’est un couple qui eut l’idée de lancer ce site à partir d’un nouveau concept. Conscients qu’il reste de la place pour un site sérieux, c’est une entreprise familiale qui vient de voir le jour en créant www.bonheuradeux.com.
Le site ne fait pas appel à des robots mais c’est bien l’humain qui est aux commandes et aux réponses de ses utilisateurs. Ceci nécessite plus de ressources humaines mais tend vers des vraies valeurs.
L’objectif est d’éliminer les faux profils et autres « arnaqueurs » responsables de nombreux échecs et désolation. Pour atteindre ce but, ils ont mis en place une technique simple pour vérifier la véracité du profil.
La création de différents « salons » de discussion permet des échanges entre personnes ayant les mêmes envies et choix de vie. Des sujets tels que la bisexualité, les différences d’âge, les « couguars », l’amitié ou encore les relations durables et éphémères y sont abordés. Ces salons évolutifs par les membres deviendront des endroits où les personnes pourront faire connaissance en toute sérénité et confiance.

Le marché
1.718.738 personnes seules en Belgique (chiffre officiel au 1er janvier 2019). L’expérience d’une psychologue indique qu’à partir de 25 ans les tentatives de suicide font surface car les premières ruptures amoureuses voient le jour dès cet âge. Croyez bien que l’entreprise a de la compassion pour ce public.
10.000.000 de personnes vivent seules en France (chiffre officiel 2017 de INSEE). L’ensemble de la population isolée est passée de 6 à 16 % entre 1962 et 2016, selon l’Insee. Si on prend en compte les 15 ans et +, cette proportion a augmenté de 13 % en 1990 à presque 20 % en 2016. En Belgique, nous n’obtenons pas de chiffre officiel.
Le site propose un tarif démocratique d’adhésion accessible aux personnes isolées et familles monoparentales. La diversité des profils est assurée par la publicité sur divers canaux.

L’Entreprise
Elle est composée de trois personnes : frère, sœur et son compagnon qui ont déjà un premier point en commun en se prénommant Christine G., Christian G. et… Christian G.
Deux de leur équipe ont trouvé l’amour sur un site de rencontres et sont en couple aujourd’hui. Leurs recherches personnelles furent très chaotiques ! Ils ont fréquenté différents sites et en ont relevé les erreurs.
Ils ont vu leur profil affiché au grand public, sans même que les visiteurs soient membres. Comme sur le site 100% gratuit que nous ne citerons pas où le public a même accès à la fonction « recherche » et peut y découvrir tous les détails personnels du membre.
Tous les sites sont aujourd’hui gérés par des robots, gestion facile pour les administrateurs mais impersonnelle pour les membres.
La création du site a pour but de donner la chance de trouver le partenaire idéal, l’Amour !

Christian G.

 

Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers. 1944 – 1945

Histoire et témoignages. Volume 2/4.

Le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force allait avoir besoin de renfort en Europe pour continuer le combat jusqu’à la reddition totale de l’Allemagne. Le gouvernement belge ayant déjà proposé l’un ou l’autre plan afin de mettre sur pied des Bataillon de Fusiliers, un accord fût signé entre eux afin de les créer. Le SHAEF pensait que la guerre serait terminée pour la Noël 1944. De ce fait le délai de formation des unités serait très court, entre six et huit semaines.
Les bataillons seraient affectés comme « unité de service », des LMU, « Liberated Man Unit » ou unité de main-d’œuvre libérée, du plan du même nom. C’est-à-dire que ces bataillons seraient employés pour divers rôles de gardes, de surveillances des routes (L OF C ou Lines of Communication), de points stratégiques, de dépôts en tous genres, de prisonniers de guerre. Mais aussi de recherches de faux parachutistes ou d’espions allemands.
À l’arrivée, ils n’ont pas fait que cela, les volontaires de guerre ont également été au feu. Pas tous, mais plusieurs d’entre eux et dans certains cas extrêmes. Tous ces jeunes gens désiraient combattre et faire retourner l’allemand chez lui. Les bataillons ont été créés pour seconder les Alliés dans des tâches importantes, mais pas le combat. C’est surtout la courte formation que le VG recevait qui ne leur permettait pas de combattre. Même si nombre d’entre eux étaient d’anciens résistants. Le Gouvernement lancera l’appel via la presse, la TSF et aussi par affiche Elle sera collée partout dans notre royaume. Il faut savoir que la priorité sera donnée aux résistants, ils ont une habitude du combat ou du maniement des armes ou encore d’une certaine vie militaire. Ensuite, aux autres avec ou sans profession et aux étudiants. Cette affiche sera à peine collée que les futurs volontaires affluent en nombre, les bureaux de recrutement seront débordés, en effet, 53.000 hommes feront la file dans tout le pays, afin de s’inscrire sur la liste des premiers bataillons. Deux tiers d’entre eux sont des résistants.
L’histoire de ces unités est racontée dans un livre en quatre volumes intitulés :
Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers 1944 – 1945. Histoires et témoignages.
Après un retard d’un mois en raison du virus, le volume 2/4 est enfin disponible sur Amazon.

Vous n’avez pas lu le premier tome… Pas de problème, il est toujours en vente également à la même adresse. Pour en savoir plus, une page Facebook est ouverte sur ce réseau social : les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers.

Eric de Wallens ©

Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers sont en vente

  • sur le site de la librairie « Le livre en papier« , qui est belge et a pignon sur rue à Strépy-Bracquegnies (La Louvière. Belgique) : cliquez ici
  • et sur Amazon :
    •  Volume 1/4 cliquez ici
    •  Volume 2/4 cliquez ici

Soutien aux artistes

Extrait : « Son appareil toujours à portée de main, Patricia Mathieu capte les moments de la vie quotidienne, au hasard des rencontres et de ses voyages. Chaque photographie reflète une collaboration privilégiée avec un modèle quotidien mais jamais ordinaire« .

Pendant le premier confinement en Belgique (à partir de 17 mars 2020), elle a projeté la publication de photographies de comédiens belges avec un objet de leur univers théâtral. Chaque artiste a joint son texte au portrait.

La générosité de Patricia n’a pas de limite. Les bénéfices de sa réalisation seront offerts aux artistes en difficulté par le biais de l’Union des Artistes Belges.

Mais ce projet nécessite un investissement considérable et elle fait appel au soutien et à la générosité via le crowfunding.

Cliquez ici pour soutenir cette initiative d’entraide et de solidarité.

Si vous voulez faire plus de connaissance avec Patricia Mathieu, visitez son site web www.patriciamathieu.be

Liste non exhaustive d’artistes participants : Bernard Yerlès, Marie-Paule Kumps, Christelle Delbrouck, Bénédicte Philippon, Edwige Baily , Yoann Blanc, Laurence Briand, Jacqueline Bir, Pierre Pigeolet, Marc Deroy, Tania Gabarski, Pierrette Laffineuse, Maude Richard, Damien de Dobbeleer , Alain Leempoel …

09/2020 M.G.

« L’ivresse des livres »

Recueil de nouvelles de Jean Jauniaux

Il se dit que la lecture recule… Encore faut-il préciser de quelle lecture il s’agit. En fait, on lit de plus en plus. On s’est aperçu que le temps de déchiffrer un texto est bien plus bref que l’expression orale du message concerné. Mais de quel type de message s’agit-il ? Du plus dérisoire (« Rappelle la concierge ! », « Le médicament et arrivé », « J’aurai un quart d’heure de retard »), du plus pratique, du plus immédiat. La lecture que l’on désigne quand on se désole de son inéluctable effacement, c’est celle qui consiste à déchiffrer l’ineffable, l’imaginaire, le virtuel, bref la quatrième dimension, celle dont l’écriture a le pouvoir de se faire la messagère. Cette non-matière qui hante pourtant les mémoires de ceux qui la pratiquent encore et qui peuvent décrire la moustache de d’Artagnan, le profil d’Odette de Crécy, le requin du vieil homme …
Jean Jauniaux est non seulement le témoin de cette tendance inquiétante, il en suggère, sans pourtant être sentencieux, voire sermonneur, la menace qu’elle figure, l’inquiétant appauvrissement qu’elle annonce. Ses fables, très diverses, sont toutes suscitées par un imminent séisme. Celui d’une civilisation qui s’est bâtie sur le langage écrit supposé porteur de fantaisie, d’augures, de métamorphoses du monde qui nous enserre et nous contraint. Il aurait pu lever le doigt de l’inéluctable sentence. Il suggère plutôt la substitution à l’issue fatale d’un talentueux répit. C’est une mise en garde que ce bouquet de récits, la dernière brassée d’avertissements qui ne se formule pas en sentences, mais en fables dont il nous revient de concevoir la moralité.
Exercice salutaire bien sûr, où le courage se dote de l’élégance du charme, voire de l’enchantement. De récit en récit, il change d’axe, modifie la perspective, sature l’espace en l’explorant sous une multiplicité d’angles. Un mobile, un faisceau, un bouquet comme on désigne le déploiement final d’un feu d’artifices.
Car il s’agit bien de cela : la lecture ne visant d’autre fonction que celle de divertir, de faire la nique à la traduction servile de l’impératif fonctionnel, est le comble de ce dont l’esprit puisse nous gratifier.
Ces lignes, dans leur apparente sérénité, reflètent une pensée volontariste, « a would be thinking » comme on dit dans la langue dominante qui poursuit sa lente résorption de tous les autres idiomes, condamnés à terme à céder la place au substitut de langage qui homogénéise le parler et inéluctablement, l’exercice de l’esprit.
Le dernier volet de cet ensemble est une mise en garde déterminée par l’urgence, et en constitue le coup de théâtre, implacable et aveugle comme l’est toujours le substitut de pensée arborée par la majorité vengeresse. L’ultime jalon de ce recueil, intitulé « Livre premier », s’impose comme un verdict sans appel, comme si l’auteur, virtuose d’un langage condamné, rendait les armes. La conceptualisation de sa propre défaite n’est-elle pas l’extrême signe de l’héroïsme ? Noblesse et dignité, telle pourrait être la devise d’un auteur qui ose la hauteur.

Préface par Jacques De Decker

Contact éditeur :
Zellige cliquez ici
15, rue des Prés – Lunay
77171 Léchelle – FRANCE
Courriel : zellige.edition[a]orange.fr
Tél. : +33 1 45 86 44 16


Chez Arts et marge, dialogues sans frontières sur un divan

Le musée « Art et marges », rue Haute, à Bruxelles, est consacré à cet art qu’on dit « brut », celui des psychotiques et autres personnes en marge, que les surréalistes avaient, les premiers, mis à l’honneur au XXe siècle.

Dans ces œuvres, la maîtrise technique et l’élaboration intellectuelle cèdent très vite le pas devant le sentiment, l’émotion, la spontanéité, les connotations magiques ou le pur jeu avec les matériaux. Les surréalistes y recherchaient l’expression la plus directe possible de « l’inconscient », d’un fond qui serait commun à toute l’humanité et qui échapperait aux conditionnements et limitations propres à chaque culture.

Depuis, et cela peut sembler paradoxal, cet art spontané par définition, marginal et insaisissable, s’est presque institutionnalisé. Un public s’est créé, des musées spécialisés se sont ouverts, des galeries ont professionnalisé le circuit commercial des œuvres, et le secteur a aujourd’hui ses grands noms et ses cotations en salle de vente.

Même si certains de leurs travaux figurent dans l’accrochage, ce n’est pas à une exposition de l’une ou l’autre de ces vedettes de l’art brut que le musée Art et marges nous convie jusqu’au 11 octobre mais à un évènement beaucoup moins cadré, plus intime. Il a décidé de montrer, dans un appartement reconstitué, une partie de l’extraordinaire et foisonnante collection du couple Oster. Ce couple français sensible à l’art « périphérique » a rassemblé, au fil des années, d’innombrables objets et œuvres échappant à toute classification, et les a juxtaposés par affinités, sans aucun esprit de système, en arrangements toujours fluctuants.

Serrés au-dessus d’un meuble, on peut ainsi voir de « vrais » fétiches africains anciens à côté de leurs dérivés plus récents issus de cultes du type vaudou, et d’objets apparentés par l’esprit ou l’allure, ainsi que des réinterprétations des œuvres ethnographiques faites dans le cadre de l’art brut, de l’artisanat ou même, parfois, de la parodie grinçante, allez savoir.

Devant ces dessins, ces tableaux, ces sculptures et ces montages bizarres, le visiteur est forcé de retrouver l’authenticité de son regard et de son rapport à une œuvre : « Me touche-t-elle, me fascine-t-elle ou bien me reste-t-elle indifférente, est-elle comme morte pour moi ? » Impossible de faire ici comme dans un musée classique, de prendre appui sur les étiquettes pour s’extasier, trouver le tableau sublime parce qu’il est désigné comme un Vermeer, ou méprisable parce qu’on vient de lire : « faux Vermeer peint par Van Meegeren, XXe s. » Ici, pas d’étiquette, pas d’indication sur l’attitude à adopter, de même qu’on n’en trouve pas dans l’appartement des collectionneurs.

Les enfants se prêtent assez facilement à ce jeu de la découverte et de la surprise, sans a priori. Les visites et ateliers créatifs qui leur étaient destinés ont dû malheureusement être annulés pour cause de coronavirus. Pour les adultes, le sport peut se révéler, au début, plus déconcertant.

Venant de tous les coins du monde, on croisera pêle-mêle ici des calvaires patiemment montés par des marins dans des bouteilles, de faux reliquaires où des christs aux bras en croix émergent de montages d’objets disparates, des productions de psychotiques, des travaux d’artisans, de décorateurs de foire ou de village qui n’ont jamais eu de prétention artistique, des œuvres sur canettes, sur chewing-gum écrasé, sur mannequins de grand-magasin recouverts de perles ou de paillettes, ou encore de minuscules sculptures sur allumettes.

Cela aurait pu n’être qu’un fouillis de curiosités disparates et bizarroïdes mais ce n’est pas le cas. Parce que l’ensemble est remarquablement cohérent. Et parce que les deux collectionneurs qui l’ont élaboré peu à peu ont laissé parler leur cœur et leur intuition avant toute chose. Chacune des œuvres exposées ici a une présence, qu’elle soit faite en matériaux nobles ou en pinceaux ébouriffés, en capsules de bouteille et en mie de pain. Et souvent, elles ont un regard, perçant, rêveur ou halluciné.

 

Il faut profiter du canapé et du fauteuil moelleux pour se laisser aller un moment à rêvasser, entouré de ce petit peuple humble qui ne s’impose pas avec l’autorité des valeurs consacrées mais qui propose un concert de voix criardes ou ténues, sans hiérarchie, dont chacune ne demande qu’à dialoguer un instant, qu’à partager un sentiment ou une vision dans une conversation très insolite, sans frontière préétablie, sortant totalement des sentiers battus.

 

 

 

 

 

Texte et photos : D. Lysse

Lien : www.artetmarges.be

 


EUROPALIA ROUMANIE A TONGRES

jusqu’au 2 août 2020

Avis aux distraits et à ceux qui avaient manqué l’occasion de la voir : une des expositions-phares d’Europalia Roumanie est prolongée jusqu’au deux août. Il reste quelques semaines encore, donc, par la grâce du coronavirus. L’expo « Dacia Felix » rassemble des trésors du temps des Daces, des Scythes, des Celtes, des Gètes, des Grecs et des Romains, bref, de tous les peuples qui ont occupé, en tout ou en partie, au cours du premier millénaire avant notre ère et pendant les deux ou trois siècles suivants, le territoire qui est aujourd’hui la Roumanie.

Les traces laissées par les Romains ou les Grecs sont assez prévisibles pour des villes de garnison et de colonisation, côté romain, et pour des comptoirs coloniaux autour de la Mer Noire, côté grec. Cela donne des inscriptions officielles, des diplômes militaires, des stèles funéraires, des petits bronzes avec les images divines officielles, des amphores, de la verroterie, et tout le bric-à-brac de demi-luxe des ménages aisés, importé ou produit sur place, jusqu’à des Tanagras (statuettes moulées), assez jolis, d’après des originaux grecs, et diverses copies locales, pas terribles, de vases athéniens à figures noires.

Mais les restes exhumés des tombes aristocratiques et des lieux de culte des peuples moins connus et moins cosmopolites que les Grecs et Romains sont autrement plus fascinants. Ils laissent régulièrement supposer une efficacité magique des images qui est très loin de notre mentalité et qui nous oblige à une saine gymnastique mentale pour les approcher.

 

Les Scythes, par exemple, nomades venus de la steppe ont déposé sur leurs armes et sur des objets de prestige quelques-unes de leurs figures animales totémiques, qu’on retrouve quasiment jusqu’au Tian-Shan, à la frontière chinoise, où le cerf tient une place éminente (ill. 1). Des Celtes, venus de l’ouest, on voit ici, parmi d’autres pièces de grande qualité, un extraordinaire casque surmonté d’un oiseau de proie aux ailes déployées, un épervier qui est à la fois emblème et image d’un double magique du guerrier. Ou alors un beau sanglier, lié, chez eux, à la fonction royale et à la force militaire, sanglier qu’on retrouve, à l’autre extrémité de l’aire celtique, dans les premières légendes concernant le roi Arthur (ill. 2).

La section dace montre des serpents spiralés, puis des cavaliers et des déesses ailées liées à des mythologies perdues qu’on peut s’amuser à recréer par la pensée : si ces pièces venaient de chez les Germains – ce qui n’est pas le cas -, on aurait peut-être là des guerriers vainqueurs ou tombés au champ d’honneur rejoignant des Walkyries, etc. Quant aux Gètes, ils ont emprunté des bouts de formes et d’images chez tous leurs voisins et leurs contemporains pour produire leur propre synthèse sous forme de casques et de cornes à boire en or agrémentées de créatures aux significations mystérieuses (ill. 3 et 4).

 

Bref, dans cette exposition, on voit des œuvres rares, extrêmement originales, sans aucun remplissage ni pièces inutiles pour faire nombre, des œuvres qu’on ne verra plus rassemblées avant très longtemps, avec une présentation impeccable. Que demander de mieux ? En plus, les collections permanentes du Musée Gallo-Romain forment un complément idéal à la section romaine de l’expo : au début de notre ère, Tongres était, elle aussi, une ville de garnison à la frontière de l’Empire de Rome quand il a atteint sa plus grande expansion. Ce qui justifie d’ailleurs, que cette prestigieuse exposition ait eu lieu dans ce musée.

Il y a pourtant l’un ou l’autre petit bémol à l’excursion, mais ils sont totalement extérieurs au musée et hors de sa juridiction. D’abord le trésor de la collégiale, qui est la principale curiosité de la ville quand Europalia ne s’y installe pas, se visite actuellement au compte-goutte pour cause de coronavirus et de locaux assez exigus. Il faut vraiment avoir programmé militairement ses visites et son emploi du temps pendant la journée pour pouvoir y accéder !

Mais le principal inconvénient est ailleurs, pour ceux qui ne disposent pas d’une voiture. La ligne de train Liège-Hasselt, sur laquelle se trouve Tongres, est en travaux pour le moment, et le bus de remplacement, dont les correspondances sont pourtant bien organisées, met presque une heure pour franchir les derniers kilomètres, en longeant plus ou moins l’itinéraire des rails en réparation.

Avec largement plus de quatre heures pour un aller-retour Bruxelles-Tongres, on a vraiment tout le temps d’apprécier l’investissement de trente-deux euros et quelques que coûte le billet. Cela permet de traverser des agglomérations pimpantes, de regarder beaucoup de villas toutes neuves ou fraîchement rénovées à travers la campagne, de voir quelques Vénus, Apollons et lapins en plâtre dans des jardins bien nets, d’admirer longuement l’arrière d’un bowling et divers parkings de grands magasins près de la gare de Diepenbeek, et de bien noter qu’il y a un établissement qui porte le nom improbable et trilingue de « Eetkaffee Big Louis » devant la gare de Bilzen. A si petite vitesse, avec un peu de bonne volonté, tout redevient spectacle et poésie. Il ne reste pas beaucoup de temps pour flâner en ville entre les trajets et pour s’adapter aux contraintes horaires des musées en déconfinement, mais on vit à travers les fenêtres une expérience contemplative presque aussi exaltante, peut-on supposer, que dans le trans-sibérien.

Texte et photos : D. Lysse

D’ERASME ET SAINT GUIDON A NEERPEDE 

Anderlecht, entre culture et nature

Une excursion proposée par D. Lysse
Déconfiné, si on a subitement du temps devant soi mais que les escapades lointaines restent hors de portée, c’est peut-être le moment de redécouvrir (ou de découvrir) les curiosités d’endroits plus proches auxquels on ne pense pas automatiquement. Voici, par exemple, une proposition de sortie culturelle à Anderlecht (où il n’y a pas que le foot!) : la collégiale Saint Guidon, le musée Érasme et le béguinage, à prolonger éventuellement par un tour à Neerpede, pour marcher dans la verdure d’un coin de Pajottenland. Petite visite guidée et illustrée :
Saint Guidon

St Guidon (XIVe-XVe) © D. Lysse

C’est une église gothique qui n’est pas l’égale de Chartres ni du dôme de Milan, mais qui mérite mieux qu’un coup d’œil distrait. (ill. 1) Comme souvent, le charme de l’endroit réside dans les détails, accessible seulement à ceux qui ont la patience de les observer (et parfois un bon téléobjectif pour les prendre en photo).

Choeur XVe, Jan Van Ruysbroeck (ill. 2) © D. Lysse

Le chœur de l’église en est la partie la plus élégante (ill. 2). Il a été bâti sous la direction de Jan van Ruysbroeck, l’architecte de la tour de l’hôtel de ville de Bruxelles, et tout y a donc été très soigneusement pensé. Les quatre clefs de voûte sont ornées des symboles des quatre évangélistes (ill. 3).

Clef de voûte, le lion de st Marc.
© D. Lysse

Les douze espaces entre les verrières portent les statues (vraisemblablement refaites) des douze apôtres, soutenues par douze très belles figures anciennes de prophètes.
 
 
 
Deux seulement des grands vitraux anciens ont survécu. La verrière de gauche en entrant dans le chœur est gothique, avec des grisailles remarquables, au modelé fin et sensible (ill. 4 et 5).

Vitrail gothique, la Vierge couronnée.
© D. Lysse

Celle de droite est renaissance, également de grande qualité.

Vitrail gothique, deux prophètes.
© D. Lysse

Les pieds sur un lion, en signe de courage, il y a un gisant gothique du XVe, à la tête fade mais au très bel écu orné d’un aigle. En face se trouve la tombe, en pur style renaissance, d’un personnage agenouillé, grandeur nature, qui aurait été, dans sa jeunesse, chambellan de Charles le Téméraire. Dans la nef, le transept et les chapelles latérales, d’autres œuvres, plus ou moins accessibles, s’offrent au regard du visiteur curieux et méritent qu’on s’attarde à les rechercher.
 
 

Béguinage d’Anderlecht.
© D. Lysse

Maison d’Érasme – La maison d’Érasme (ill. 6) est un musée consacré au savant humaniste des XVe-XVIe siècles, qui a séjourné et travaillé un moment dans ce bâtiment. C’est un endroit particulièrement agréable, à l’atmosphère intimiste (ill. 7). On y trouve des trésors de livres érudits, divers portraits d’Érasme, plusieurs gravures de Dürer, une belle étude de chauve-souris par Holbein (ill. 8), parmi des meubles, des tableaux et des objets qui évoquent cette époque lointaine.

La table de travail d’Erasme.
© D. Lysse

Ceci dit, il ne faut pas se méprendre sur des mots comme « érudit » ou « humaniste de la Renaissance » et n’y voir que des synonymes d’« ennuyeux ». Pour ceux que ça tente, comme complément à la visite, on peut recommander de jeter un coup d’œil sur une traduction en français de « L’éloge de la folie », qu’on trouve aujourd’hui dans des collections en format de poche : Érasme avait la langue très bien pendue et, dans ce petit livre, sous couvert de débiter mille loufoqueries et joyeusetés, il ne se prive pas de critiquer et de couvrir de moqueries la terre entière, avec une audace et une indépendance d’esprit assez stupéfiantes. Pour cette liberté, l’ouvrage connut, à l’époque, un immense succès, et Érasme, très respecté par ailleurs pour son immense érudition, n’eut pas trop à en pâtir.

Chauve-souris par Holbein.
© D. Lysse

Le musée est complété par un très paisible jardin où les plantes de nos régions sont cultivées en indiquant, pour chacune, la maladie ou la partie du corps qu’elle était censée guérir (et qu’elle guérissait parfois) dans la médecine traditionnelle. Il y a là un mélange de poésie et de science. Le genêt et l’hellébore (comme chez les schtroumphs) guérissaient la goutte ; la scarole, l’églantier et la menthe s’attaquaient aux maux de tête, en compagnie du pavot, sans doute plus efficace ; le banal plantain servait pour la tuberculose et le cerfeuil musqué pour la peste (bonne chance!) ; la pervenche et l’iris jaune traitaient la diarrhée, etc.
 

Béguinage d’Anderlecht.
© D. Lysse

Béguinage – Le béguinage d’Anderlecht, caché à l’ombre de Saint Guidon, est un des endroits les plus charmants de Bruxelles. Quatre maisonnettes rangées autour d’un grand noyer (ill. 9). On y voit des collections disparates, non étiquetées, sur la vie à Bruxelles avant notre époque. Chaque visiteur devrait pouvoir y croiser l’objet ou la section qui le fera rêver, qui l’étonnera ou qui satisfera l’une ou l’autre curiosité (ill. 10).

L’étage du béguinage.
© D. Lysse

 
 
 
 
Citons, parmi cent autres choses, un très ancien plan de Bruxelles avec les fortifications, des grand-bis (vélos archaïques, ill. 11), des vues dessinées et même photographiques de Saint Guidon avant que le sommet pointu, plus récent, ne soit ajouté à la tour, des moules à spéculoos, des marionnettes, un immense lit-chambre en bois sculpté, des tableaux naïfs, une batterie de cuisine, les chapiteaux et clefs de voûte de l’ancienne chapelle de Scheut, des pipes, des chopes, la truelle avec laquelle le roi Albert a posé la première pierre de la Cité-Jardin, des meubles et buffets en vieux bois ciré, des lames d’épées et boucles de ceinture peut-être mérovingien

Grand-bi.
© D. Lysse

nes, des dents de requins fossiles, deux bouquets de mariée gardés sous cloche, d’innombrables gravures, peintures et vignettes, un abrégé de la vie et des miracles de saint Guidon, des coussins de dentellières… Il n’y manque qu’un raton-laveur.
 
 
 
 
 
 
 
 

A Neerpede.
© D. Lysse

Neerpede – Joignant le sport à la culture, une fois les visites terminées, on peut prendre, à la place de la Vaillance, le tram 81 jusqu’au terminus (Marius Renard). Il faut ensuite passer à pied sous le ring puis longer le grand étang de Neerpede (bordé d’iris et sonorisé par les grenouilles au printemps), pour atteindre les champs et les prairies du Pajottenland, où dessina Brueghel, pas encore trop défigurés par l’urbanisation (ill. 12), et y suivre des itinéraires balisées ou des chemins au hasard.
 

Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers.

1944 – 1945  Histoires et témoignages.

Le 25 septembre 1944 des bureaux de recrutement seront ouverts sur le territoire belge afin d’enrôler des jeunes gens dans des Bataillons de Fusiliers. Quelques jours plus tard, le 10 octobre, le premier VG du 4ème Bataillon de Fusiliers passe le corps de garde de la caserne Panquin à Tervuren (Bruxelles).  
Le 11 octobre les six premières unités de la toute nouvelle armée belge seront constituées : le 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème et 6ème Bon de Fus. D’autres Bataillons suivront rapidement. J’ai voulu expliquer pourquoi et comment 61 Bataillons seront créés pour aider à l’effort de guerre auprès des Alliés en Belgique, au Grand-Duché de Luxembourg, aux Pays-Bas ou en Allemagne.  
Des Volontaires de guerre seront impliqués par Bataillon ou compagnie dans la Bataille des Ardennes, dans la prise du pont de Remagen, dans le passage du Rhin à Wesel. Ou encore dans la libération de la ville de Pilsen en Tchécoslovaquie.  
 
Quatre livres vont paraître entre le mois de février 2020 et 2021. Le volume 1/4 est déjà édité en auto édition sur Amazon. Les suivants sont prévus pour le 1er juillet 2020, le 1er décembre 2020 et le 1er février 2021.
 
Pourquoi avoir choisi l’autoédition chez Amazon. On aime ou on n’aime pas Amazon pour diverses raisons, chacun fait sa vie. Mais il faut leur laisser ce bon côté de l’autoédition permettant à des auteurs ne rentrant pas dans « le moule » des maisons d’édition ayant pignon sur rue de pouvoir publier leur livre.
J’ai commencé l’écriture en 2014 pour la terminer en 2019. Je pensais que ce travail était difficile. Et bien non, finalement, le plus dur c’est d’être édité.
Une maison d’édition choisi de publier votre livre en espérant gagner de l’argent avec la vente de celui-ci. Ce qui est normal, l’argent est le nerf de la guerre.
Mon livre est dans le créneau historique belge. Il faut savoir aussi que les Volontaires de guerre n’ont jamais intéressés personne, sauf les initiés ou passionnés de la seconde guerre mondiale. C’était déjà comme cela en 1945. Dixit les Volontaires de guerre eux-mêmes.
Il faut savoir aussi que mon livre fait plus de 1000 pages, ce qui refroidi aussi les éditeurs, même en divers volumes. Sur l’ensemble des manuscrits envoyés, deux semblaient intéressés les maisons d’édition. Mais pour diverses raisons, cela n’a pas abouti. J’ai envoyé mon livre à un maximum d’éditeurs offrant la possibilité d’expédier mon bouquin par courriel. C’est plus facile et c’est une grande économie, en effet, il faut à chaque fois imprimer et envoyer tout cela par la poste.
Cela reste aussi plus écologique par le net, à une période où il faut faire attention à l’écologie, le gaspillage, la pollution, imaginez le gaspillage en papier pour un livre envoyé par la poste. A notre époque, c’est très archaïque de travailler comme cela.
Voilà le comment du pourquoi j’ai choisi Amazon.
 

 

Les Volontaires de guerre des Bataillons de Fusiliers  sont en vente sur Amazon ici.

 

Eric de Wallens

 


GRAVURES DE BRUEGEL

à l’Albertine, à Bruxelles, jusqu’au 16 février.

2. Palais de Charles de Lorraine

1. Palais de Charles de Lorraine

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Trois bonnes raisons pour aller voir l’exposition :
LE PALAIS –  Une fois dépassée l’entrée assez froide et fonctionnelle de l’Albertine, la visite permet de se promener librement dans les halls, escalier d’apparat et salons du palais de Charles de Lorraine, qui ne sont pas souvent ouverts au public : l’occasion de se sentir l’invité d’un prince pendant une heure ou deux (ill. 1 et 2).
 

3 Brueghel – La justice aveugle (détail)

LES GRAVURES – Les gravures de Bruegel qui sont montrées ici ne sont pas un à-côté commercial de sa production ni des copies de ses tableaux.Il s’agit d’œuvres originales, totalement autonomes, accompagnées parfois du dessin préparatoire, « à l’envers ». Et c’est un monde intime et foisonnant qui se développe devant les yeux du visiteur ! On peut voir des images très minutieuses de navires au long cours observés dans le port d’Anvers, des grands paysages, des souvenirs magnifiés de la traversée des Alpes, des notations sur le quotidien et les kermesses dans la campagne brabançonne. Il y a aussi beaucoup d’images moralisatrices : proverbes ou personnifications des vices et des vertus…

4. Les gros poissons mangent les petits

5. La colère (détail)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les réflexions morales savent toujours se faire souriantes, aimables, dans ces représentations. Elles empruntent volontiers des tours bouffons, elles mobilisent le bizarre, l’insolite, l’imaginaire, pour mieux toucher le spectateur. Et les planches sont toutes d’une qualité graphique, d’une richesse de détail et d’invention qui laissent ébloui (ill. 3 à 8).

6. La paresse (détail)

 
 
 
 
 
 
 

7. L’âne à l’école (détail)

 
 
 
 
 
 
 
 
LE CALME – La troisième raison pour y aller est que, malgré la qualité des images présentées et le prestige de Bruegel, il y a étonnamment peu de visiteurs. A Paris ou en Italie, il faudrait s’inscrire très longtemps à l’avance pour accéder à ce genre d’exposition, et on se bousculerait devant les tables et les encadrements, sous les dorures et les angelots des plafonds. Une telle cohue ne serait pas souhaitable : elle empêche de regarder vraiment des planches de taille modeste ou des dessins. Dans ce cas-ci, elle ne laisserait pas au visiteur le loisir d’isoler du regard et de suivre en esprit quelques-uns des milliers de petits personnages qui nous sont montrés dans des situations étranges ou familières. Mais il n’y a vraiment pas à craindre d’invasion de foules !

8. l’extraction de la pierre de folie (détail)

De façon incompréhensible, l’après-midi de décembre pluvieux où je me suis rendu à l’Albertine, en semaine, il n’y avait pas grand monde pour se pencher sur les tirages (ill. 9). On est heureux, dans ce cas-là, d’avoir l’expo quasiment pour soi seul mais, en même temps, on a le cœur un peu lourd que des œuvres aussi vivantes, aussi peu élitistes et aussi rarement montrées rencontrent si peu d’écho.
 

9. Il y a de la place !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je peux seulement recommander chaudement la visite à ceux qui auraient laissé passer l’information ou qui l’auraient oubliée. Et si, comme moi, ils ressortent enthousiastes de cette exposition, je peux leur demander d’en parler autour d’eux. Qu’à travers les médias auxquels ils ont accès, ils apportent à cet événement un peu de la publicité qu’il mérite sans conteste.
 
D. Lysse

 

« Belgiques »

Recueil de nouvelles – Jean Jauniaux

Jean Jauniaux est né quatre ans avant l’Expo 58 dans le Hainaut. Il travaille à Bruxelles et apprécie la Flandre, en particulier la petite station balnéaire de Saint-Idesbald, près de la frontière française. Ces lieux lui ont inspiré déjà des romans et nouvelles dont la critique a salué l’ironie douce, la souriante nostalgie et l’empathie. Le réel et l’imaginaire se confondent dans les destins des personnages qu’il évoque ou invente dans ses livres. Après Le pavillon des douanes et L’année dernière à Saint-Idesbald,  ce volume de Belgiques ne fait pas exception.
Jean Jauniaux raconte ses Belgiques  qu’il explore par le biais de nouvelles et récits qui sont autant de micro-mythologies, parfois très personnelles, du petit Royaume. S’y retrouvent, parmi d’autres épisodes,  la révolution de 1830 à la télévision belge, la radio qu’inventa Théo Fleischman, l’interview de Talleyrand par le correspondant à Paris de la radio belge Armand Bachelier, la xénophobie enfantine et la catastrophe du Bois du Cazier, le Prix Goncourt de Charles Plisnier à l’Athénée de Mons, le centenaire de PEN Club Belgique, le tour du monde du bataillon belge des Autos-canons-mitrailleuses de 1915 à 1918.
Certains protagonistes ont bel et bien existé (et, pour certains, sont encore bien vivants) : la reine Elisabeth, Albert 1er , Armand Bachelier, Louis Piérard, Philippe Jones, Oscar et Marcel Thiry, Théo Fleischman, Roger Simons, Jacques Cogniaux, Achille Chavée, Paul Delvaux et Walter Vilain, Charlier « Jambe de Bois », Jean Brismée, Jean-Jacques Péché, Henri Vernes  … mais les autres ?… Les Jules et Edmond Morrel, Zéphir Buzine, et Georges Boulmant ou encore Henri Stiévenard,  Jules Delalieu,  Edouard Jauniaux et Pierre Legrand par exemple ?  
Un des personnage – double de l’écrivain – fait la synthèse de ce livre :
« Si les histoires de Belgique ici racontées avaient été vécues par des Américains, Hollywood en aurait déjà fait un succès mondial du box office. On se précipiterait pour aller voir Once upon a time in Belgium et découvrir ces aventures-là que seul un mythomane inoffensif pouvait faire semblant d’inventer. »

Je trouve vos nouvelles saisissantes. L’humour équilibre vos textes, nous détourne d’un excédent de gravité, nous fait entendre un autre son. (J-M G Le Clézio)

Bibliographie (extraits) :
  • BELGIQUES , nouvelles, 2019 , Ker Editions 
  • Les chapeaux rouges, roman, Collection « La Traversée »), 2015, Editions Weyrich (http://www.weyrich-edition.be )
  • L’Année dernière à Saint-Idesbald, nouvelles, Préface de Jacques De Decker, Prix Auguste Michot de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique), 2015, Editions Weyrich
  • Le Pavillon des douanes, nouvelles, Prix des bibliothèques du Hainaut, quatrième de couverture de JMG le Clézio, traduit en roumain et en voie d’adaptation cinéma et video), 2006
  • Les maraudeurs de l’obscur, nouvelles, Ed Luce Wilquin, 2007
  • Les mots de Maud, roman, Editions Luce Wilquin, 2008
  • A paraître en avril 2020 : L’ivresse des livres (Titre provisoire), nouvelles, Editions Zellige, (http://www.zellige.fr )

Un cadeau idéal, 124p, 12€. En vente en librairie (dès le 15 octobre 2019) ou à commander sur le site de KER :
http://www.kerditions.eu/librairie/belgiques/jean-jauniaux/

Contact Editeur : Ker Éditions
Xavier Vanvaerenbergh 
Rue de la Source, 7 – 1435 Hévillers
www.kerditions.eu

Coordonnées auteur : Jean Jauniaux
jeanjauniaux[a]gmail.com


 GOOSTO 

PRÉCIS DE GASTRONOMIE À L’USAGE DES GOURMETS

Saâd Kettani

Savez-vous …

  • Comment se fabrique un single malt ?
  • Quels sont les critères d’attribution du guide Michelin ?
  • Ce qu’est une garniture Dubarry ?
  • Pourquoi faut-il chiqueter une pâte ?
  • Comment toiletter un râble ?
  • Quel est le piment le plus puissant ?
  • Ce qu’est un « gris de gris » ?
  • Combien de litres contient un salmanazar ?

Non ? Alors cet ouvrage va probablement vous mettre en appétit !

« GOOSTO, précis de gastronomie à l’usage des gourmets » sort de presse aux éditions NOSTRA.

Mitonné par Saâd Kettani, chef cuisinier, confrère et chroniqueur, cet indispensable vade-mecum répertorie avec méthode, simplicité et un brin d’esprit les fondamentaux attachés aux quatre domaines que sont :
   • le bar
   • la salle
   • la cuisine
   • la cave

Destiné aux néophytes comme aux connaisseurs, ce précis de gastronomie est un cadeau idéal à moins de 15 € pour les fêtes !

Si vous désirez recevoir un exemplaire de l’ouvrage : « GOOSTO – Précis de gastronomie à l’usage des gourmets » et/ou prendre contact avec l’auteur pour une interview, nous vous invitons à vous rendre sur la page presse (www.nostra-editions.be/presse.html) du site des Éditions Nostra ou de formuler votre demande par mail au presse[a]nostra-editions.be (sans oublier de mentionner votre adresse pour l’envoi postal).

Auteur : Saâd Kettani            Éditeur : Éditions NOSTRA       Date de parution : 2019
Format : 15 x 21 cm                Pagination : 224 p.                       Prix : 14,90 €
ISBN : 978-2-9602287-0-0    

>>>> Vente en librairie et e-librairie www.nostra-editions.be


LE MEXIQUE À LILLE

D. Lysse

Une question se pose à beaucoup de grands-parents et de parents : quelle excursion urbaine faire avec de jeunes enfants, en ce mois d’août ou au début du mois de septembre?

 

 

 

 

 

 

Lille offre aux Belges l’avantage d’un certain dépaysement et de la proximité. Et toute la ville s’est mise, pour plusieurs mois encore, à l’heure mexicaine. On peut y déambuler parmi des sculptures géantes, multicolores, représentant des animaux fabuleux (voir photos), tout au long de la rue Faidherbe, de la gare à l’Opéra, ou dans les jardins près de l’Hospice Comtesse. Les musées ne sont pas en reste. Le petit Musée d’Histoire Naturelle a placé au milieu de ses collections divers animaux fantastiques et bariolés qui feront rire et courir les enfants, en faisant sourire ou rêver les plus grands.

Vieille halle et beffroi – Lille

Le musée des Beaux-Arts s’est associé au mouvement en plaçant à ses cimaises diverses œuvres abstraites récentes, tissages et installations, qui ont toutes en commun d’être dorées, en référence à la contrée mythique d’El Dorado, dont la réputation avait mis en mouvement, au XVIe siècle, des hordes d’aventuriers européens. Enfin, plutôt réservée aux adultes, une exposition à l’Hospice Comtesse montre une petite cinquantaine d’œuvres du XXe siècle venues du Musée d’Art Moderne de Mexico, témoignant de la diversité et de l’ambigüité des approches nées du métissage culturel.

Les visites donnent par ailleurs l’occasion de voir ou de revoir les collections permanentes des deux musées, qui ne manquent pas de charme. C’est l’occasion, aussi, de se promener dans le quartier ancien, à l’offre commerciale variée. Livres à gogo, (de seconde main, dans la Vieille Bourse, ou neufs, de l’autre côté de la place principale), fringues, pâtisseries de luxe à la rue Esquermoise, ou alors plats de brasserie et bières artisanales, classiques ou décoiffantes, servies dans un vaste établissement, juste en face de la gare… Chacun aura ses bonnes adresses : le choix est vaste !

Rappelons que le samedi 31 août et le dimanche 1er novembre 2019, la géante
« braderie de Lille », paradis des brocanteurs, envahira tout le centre. Pour les distraits, on signalera aussi que l’exposition Homère, au Louvre Lens, à trente-six kilomètres, est terminée depuis fin juillet !


L’expo de l’été

CITROËN 100 YEARS

C’est une icône française de l’automobile !
La marque Citroën fête ses 100 ans et Autoworld lui consacre sa grande exposition de l’été avec plus d’une cinquantaine de véhicules qui, tous, marquèrent l’histoire de la marque au double chevron.

Célèbre pour sa 2CV – la très populaire « deuche » – mais aussi sa légendaire «Traction Avant», ses DS, ID… mais également par les nombreuses innovations de son fondateur, André Citroën, telles que les fameuses suspensions hydropneumatiques sur les quatre roues, sans parler des lignes révolutionnaires et audacieuses pour leur époque, la marque aujourd’hui centenaire est probablement l’une des plus mythiques marques automobiles françaises.

L’exposition organisée en collaboration avec Citroën Belux et les Clubs Citroën belges, ainsi qu’avec le Conservatoire Citroën (qui prête quelques beaux exemplaires de voitures de compétition) présentera une large fresque historique à travers les Citroën les plus emblématiques ainsi que quelques véhicules spectaculaires.

 

De la Type A à la C3 Pluriel, en passant par la « douce » Rosalie, deux plateaux présenteront l’évolution historique de la marque. La Traction se réserve un plateau à elle seule avec non moins de six modèles différents.
Les moins jeunes d’entre nous se souviennent certainement des révolutions que constituaient la mise sur le marché des bicylindres que sont la Dyane, l’Ami6 et la Méhari… elles seront toutes présentées, et bien d’autres encore, entourées des carrosseries spéciales, des camionnettes LCV et d’une Kegresse, une des premières autochenilles.

Les voitures de compétition et de rallyes seront représentées par, entre autre, la Xsara WRC et la C4 WRC de Sébastien Loeb, 9 fois Champion du Monde WRC avec Citroën, ou encore la AX Superproduction

De nombreux autres modèles sont à découvrir du 27 juin au 3 septembre au musée Autoworld, ainsi que la gamme actuellement disponible, avec, entre autres, l’édition Collector « Origins », conçue pour célébrer le Centenaire de la marque. C1, C3, SUV C3 Aircross et C4 Cactus auront chacune cette version de collection élégante dans la gamme.

En marge de l’exposition : 10 vitrines et tables présenteront des miniatures. Des vidéos historiques seront diffusées dans la media-room du musée et des animations pour les enfants sont également au programme.

UNE CITROËN 100 YEARS PARADE POUR LE 14 JUILLET !

Y avait-il une ID plus sympathique que de faire défiler les anciennes Citroën dans les rues de Bruxelles le jour de la Fête nationale française !
La Citroën 100 Years Parade partira de Drogenbos à 12h et arrivera, après une balade d’environ une heure, au musée Autoworld ou l’exposition pourra être visitée.
Toutes les Citroën sont acceptées à condition d’être âgées de plus de 20 ans et après inscription préalable gratuite via le site dédié.

Les collectionneurs Citroën peuvent s’inscrire pour la parade à partir de mercredi 19 juin via www.citroen100yearsparade.be. Le nombre de participants est limité à 300 voitures mais le grand public est bien entendu le bienvenu pendant l’après-midi pour venir admirer toutes les Citroën historiques sur l’Esplanade du Cinquantenaire.

INFOS PRATIQUES
Autoworld Museum Brussels
Parc du Cinquantenaire 11, 1000 Bruxelles
+32 2 736 41 65
www.autoworld.be


De l’omnibus à cheval au métro (1835-2030) –
Les Transports publics bruxellois

L’aventure passionnante des transports publics bruxellois compte déjà près de deux siècles d’histoire. Au même titre que l’automobile, ils ont profondément modifié le paysage urbain. Le 150ème anniversaire de l’apparition du tramway hippomobile le long de l’avenue Louise offre, comme les autres commémorations qui l’ont précédé et qui suivront, l’opportunité de mesurer le chemin parcouru et les mutations survenues, propres à donner le vertige. 
Ce récit tente d’en restituer les principales étapes à la lumière des inventions techniques, de la concentration progressive des opérateurs, du rôle catalyseur des expositions universelles et des transformations qu’ont connues la STIB et son réseau de transport au cours de ses 65 années d’existence. Révolution de l’autobus, lente émergence du métro, renaissance du tramway et combats pour améliorer la vitesse commerciale en sont les jalons depuis son apparition sur la scène urbaine bruxelloise.

Place du Luxembourg – La porte de Namur et chaussée d’Ixelles

 

TNG 4000 – Ixelles, rond-point de l’Etoile

 

 

 

 

 

 

 

 

Les guides Badeaux consacrent leur 12ème titre à l’histoire des transports publics bruxellois, 368 p, 600 illust, 35€ En vente sous la tente STIB/MTUB dans la cour du BIP place Royale(entre les 1er et 5 mai 2019) et, ensuite, en librairie, au musée du tram ou sur www.badeaux.be 

Contact : info[a]badeaux.be

Erasme – Philippe Samyn


Bruxelles en fête : 150 ans du tram et 30 ans de la Région de Bruxelles-Capitale 

Du 1er au 5 mai, à l’occasion des 150 ans du tram bruxellois et des 30 ans de la Région bruxelloise, la capitale offrira aux visiteurs une multitude d’animations originales en divers endroits de la Région. Du championnat européen du meilleur conducteur de tram à l’incontournable Electro Night, en passant par un spectaculaire feu d’artifice et la circulation de tramways historiques, d’innombrables activités gratuites célébreront ces 2 anniversaires. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Le programme : 

Mercredi 1er mai : 

La cavalcade d’une quarantaine d’anciens trams le long de la rue Royale qui se déroulera à partir de 14 heures.
A 16 heures, après le défilé, les amateurs auront aussi la possibilité d’effectuer un trajet à bord d’anciens tramways.

Jeudi 2 mai :

Visites guidées gratuites à bord d’un ancien tram à travers les quartiers de Bruxelles. Les départs seront prévus à la Place Poelaert les jeudi et vendredi 2 et 3 mai en français, anglais et néerlandais. La balade durera environ 2h30 et comprendra un arrêt à l’exposition vicinale de la Place Royale.
Pour cette occasion, le célèbre ketje de Bruxelles, Manneken-Pis, recevra le nouvel uniforme du personnel de conduite de la STIB.

Vendredi 3 mai :

Electro Night avec ces dj sets se dérouleront à la Place des Palais.

Samedi 4 mai :

8ième championnat européen du meilleur conducteur de tram sur un parcours aménagé le long de la rue Royale, à hauteur du Parc de Bruxelles et ouvert au grand public.
Fête de l’Iris dans les communes.
Journée de l’Europe.
Pour clôturer en beauté la journée, le public pourra assister à plusieurs concerts exceptionnels donnés par des artistes belges et internationaux. Puis un spectaculaire feu d’artifice sera tiré vers 23h depuis la Place des Palais.

Dimanche 5 mai :

Des trajets, gratuits, en trams historiques le long du trajet historique de 1869 (dans les environs du Parc de Bruxelles). Et cela ne sera pas un événement unique.
La Fête de l’Iris au Parlement bruxellois, c’est l’occasion de découvrir, tout en s’amusant, un bâtiment
Le Parc de Bruxelles sera en fête et se transformera le temps d’une journée et prendra des airs de théâtre: arts du cirque, théâtre de rue, jeux interactifs, ateliers en tous genres, démonstrations de danse, activités pour enfants et bien plus encore.
De 12h00 à 18h00, une centaine d’associations provenant des différentes communes de la Région seront présentes dans le Parc de Bruxelles et animeront des villages thématiques.

Plus d’infos sur www.fetedeliris.brussels, www.stib.brussels,  www.trammuseum.brussels  et www.tramem.eu


23ème édition de la Journée du Folklore et des traditions à Namur

Les festivités des carnavals se clôturent tout doucement mais d’autres activités folkloriques printanières se dévoilent aux amateurs d’histoire, aux curieux et aux touristes.

Le bataillon des Canaris

Le samedi 20 avril prochain, le centre-ville de la Capitale wallonne (une des régions de la Belgique), Namur, sera à nouveau en fête.
Dès 10 heures, un grand marché artisanal, un village historique et des ateliers de folklore animeront la place d’Armes.
Dès 14 heures, un grand cortège reprenant plus de 20 groupes et sociétés de folklore défilera dans les rues adjacentes pour débouler en rondeau sur la place de l’Ange. Un bal folk sur plancher animera aussi l’après midi et, à 17 heures, une première édition du « Concoûrs do pus grand mougneû d’ djote di Nameur » se tiendra sous chapiteau. [Entendez un concours du plus grand mangeur de potée namuroise.]

La Confrérie de la Malemort

 

Les Alfers namurois

Ce rendez-vous annuel est l’occasion de retrouvailles pour les namurois
de tradition mais constitue aussi une attraction touristique pour les passants d’un jour.
Rares sont les villes à compter autant de confréries hautes en couleurs. Organisée par l’ASBL Folknam, cette journée est un moment festif original qui atteste de la richesse patrimoniale de la ville mosane. L’occasion pour petits et grands de découvrir les racines de leur folklore local, c’est une des activités printanières incontournables de la région wallonne.

Les Chevaux Godins

Guy Brunin
Montagne Ste Barbe, 21
5100 Jambes 
GSM : 0498 73 19 33 
secretaire[a]folknam.be
www.folknam.be
 
Mohamed Gargouri
03/2019

Fun In Brussels, 25 ans déjà !

Souvent lors de voyages, surtout de city-trip, on aimerait visiter des endroits magnifiques et manger dans les meilleurs restaurants sans manquer bien sûr les événements exceptionnels des lieux.

Michel Hasselwander
Directeur de la Rédaction
et Rédacteur en Chef

Continuellement, l’horloge tourne pendant les vacances. Pour découvrir, déguster, flâner, faire du shoping, sortir la nuit … à Bruxelles, les visiteurs ont besoin d’un outil disponible et pratique, c’est ce qu’offre le pocket magazine FUN IN BRUSSELS qui est indispensable et très commode.

Un quart de siècle (depuis 1994) que ce magazine, en quatre langues (Français, Néerlandais, Anglais, Chinois), est au service des lecteurs, des visiteurs, des hommes d’affaires et des passionnés de Bruxelles à la recherche des adresses incontournables.

Nous vous invitons à partager ce support de poche complet en infos.                                         www.funinbrussels.com
info[a]todeal.be

Mohamed Gargouri
01/2019

Festival d’Opérettes

La sympathique et dynamique station thermale héraultaise de LAMALOU LES BAINS est coutumière d’un Festival d’Opérettes fin juillet-début août chaque été et ce, dans un théâtre aménagé spécialement pour cette activité théâtrale particulière.

Un orchestre participe activement à chaque représentation et se trouve dans une fosse aménagée pour eux. Les acteurs sont très nombreux et dans des tenues splendides. Ne parlons pas des décors eux aussi très adaptés aux chefs d’œuvre d’Offenbach par exemple.

Ce rendez-vous est devenu incontournable pour les amateurs d’opérettes, d’autant plus que Lamalou ajoute de nombreux attraits touristiques dans une région très nature et baignée par l’Orb. De nombreux hôtels, gites, chambres d’hôtes sont disponibles avec diverses tables de haute qualité où les excellents vins de FAUGERES tiennent la dragée haute.
Même un golf avec practice est disponible.

N’hésitez pas à découvrir l’été prochain Lamalou & son Festival d’Opérettes.

Photos disponibles auprès de la mairie festivite[@]mairielamalou.fr ou sur le site internet www.lamalou-les-bains.fr

Jean-Louis Taziaux

Liberté de presse menacée en Belgique …

L’entrave à la liberté de la presse par l’arrestation de nos confrères de la RTBF (Belgique) et des techniciens par la police à Steenokkerzeel (Centre de rapatriement 127Bis, près de Bruxelles) est inadmissible et intolérable !

Cette arrestation est une entrave grave à la démocratie et à la liberté de presse dans un pays, membre du conseil de sécurité, qui doit normalement être un exemple pour les libertés d’expression et des droits de l’Homme.
Par une action d’arrestation abusive de journalistes, les policiers privent le public de son droit à l’information à un événement public ou privé, or ce droit est garanti par la Convention européenne des droits de l’homme et la Constitution belge.

Les arrestations administratives des confrères et des techniciens ne pourraient se justifier que pour maintenir l’ordre public et la sécurité.

Nous nous joignons avec l’ensemble des journalistes pour condamner cette action.

Mohamed Gargouri
06/2018


Etterbeek pose la première pierre de son nouveau centre administratif

Comme vous le savez maintenant, le siège social de notre Union professionnelle a été transféré dans la Commune d’Etterbeek , une des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale, au Sud-Est du centre-ville et à quelques centaines de mètres des institutions européennes .
Un gros chantier est en cours depuis plusieurs mois et durera encore jusque fin 2019 , transformant profondément le vieux quartier du lieu dit de « La Chasse ».
Il s’agit de la construction sur 3 ha du nouveau grand centre administratif de cette commune de près de 50.000 habitants.

Ce mardi 29 mai 2018, le bourgmestre Vincent DE WOLF a officiellement posé la première pierre du nouveau centre administratif d’Etterbeek. Ce bâtiment entièrement passif regroupera l’hôtel communal, le CPAS et un commissariat de police. L’ensemble des services utiles aux citoyens seront donc centralisés et accessibles au même endroit. La durée des travaux est estimée à deux ans et ce chantier est l’une des étapes les plus importantes du vaste projet de réaménagement des Jardins de la Chasse.

La réurbanisation des Jardins de la Chasse (entre l’avenue des Casernes, la rue de Haerne et la rue Beckers) est le projet le plus ambitieux mené actuellement par la commune d’Etterbeek. Le site, dans sa totalité, couvre une superficie de 3 hectares et accueillera près de 250 logements répartis dans plusieurs immeubles, une crèche, une maison de la participation, de nouveaux locaux pour le centre d’aide à l’enfance, en sous-sol des parkings d’une capacité 300 places et également un funérarium multiconfessionnel et un espace vert accessible au public. C’est donc véritablement un nouveau quartier qui s’apprête à sortir de terre, à deux pas de la Chasse.

C’est en 2006 que le collège des bourgmestre et échevins a pris la décision d’entreprendre ce grand projet de réurbanisation des Jardins de la Chasse. Un premier schéma directeur a été établi en 2007 ; un bureau d’études spécialisé en a ensuite garanti la viabilité sur le plan financier. En 2011, la délivrance des certificats d’urbanisme et d’environnement ainsi que le feu vert de la Région bruxelloise confirment le lancement du projet.

Le nouveau centre administratif d’Etterbeek aura la particularité d’être un bâtiment entièrement passif. Il s’élèvera sur six niveaux (rez-de-chaussée + cinq étages) et totalisera une superficie de 15.000 m².

L’administration communale et le CPAS vont en effet profiter de ce déménagement pour modifier complètement leur organisation interne. Seuls le rez-de-chaussée et le premier étage seront accessibles au public.

Le coût de la construction du centre administratif d’Etterbeek et de l’immeuble de 37 logements attenant est estimé à 35,2 millions € HTVA. La commune d’Etterbeek finance cet investissement sur fonds propres, sans subsides.

La durée totale du chantier (centre administratif + immeuble de logements) est estimée à 450 jours ouvrables. Il a officiellement démarré le 23 août 2017 sous la direction des bureaux Jaspers-Eyers Architects et BAEB. Le regroupement de l’administration communale, du CPAS et du commissariat de police aux Jardins de la Chasse devrait donc s’effectuer début 2020.


Décès du secrétaire de l’AJPBE

L’AJPBE et le monde de la presse périodique ont perdu, ce 20 mars 2018, l’administrateur-secrétaire et confrère Christian Vanderwinnen.

Son décès est survenu suite à un accident cardiaque, l’après-midi du 19 mars au centre-ville de Bruxelles, et ce malgré une intervention rapide des secours et son transfert à l’hôpital.
Devant ce douloureux coup du sort, tous les membres du Conseil d’Administration sont à la fois décontenancés et tristes. Ils présentent à sa famille, ses proches et ses ami(e)s leurs sincères condoléances et partagent leur chagrin en ces moments difficiles.

La cérémonie d’adieu et la crémation auront lieu mardi 27 mars 2018 au Crématorium d’Uccle, avenue du Silence, 1180 Bruxelles. Le rendez-vous est fixé à 13 h 45.
« Requiem in Pace« 


Salon Auto/Moto – Edition 2018

12 > 21/01 2018

Cette 96e édition du Brussels Motor Show s’annoncera exceptionnelle avec ses grandes nouveautés de premières mondiales, européennes et belges.

Febiac et presque toutes les marques de voitures et de motos présentes sur le marché ont fait un effort considérable pour ravir les futurs visiteurs et charmer les passionnés.

Une liste non-exhaustive des nombreuses nouveautés du salon :

  • 1es mondiales : Citroën C4 Cactus …
  • 1es européennes : Volvo XC40, Austin Martin Vantage, BMW X2, Porsche 911 Carrera T & 718GTS, Mercedes CLS …
  • 1es belges : Audi A7 Sportback, Ferrari Portofino …

Vers le futur 2030

En d’autre terme, ce salon sera la « place to be » pour tous les amoureux et acheteurs d’automobiles, de motos, etc.

Mohamed Gargouri

Les couleurs du salon